MAROC
27/08/2015 03h:54 CET | Actualisé 30/08/2015 18h:57 CET

Élections: Le PJD, maître incontestable des réseaux sociaux (INFOGRAPHIE)

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CAMPAGNE - Après une brève absence sur les réseaux sociaux, Saâdeddine El Othmani, président du conseil national du PJD, est revenu en clamant haut et fort la supériorité de son parti en matière de communication digitale.

Le 26 août, il a en effet relayé sur son compte Twitter une infographie du site Huna Sotak, plateforme en arabe gérée par la radio néerlandaise RNW, qui montre clairement le parti de la lampe leader sur trois réseaux sociaux: Twitter, Facebook et Youtube.

La campagne électorale digitale, lancée le 22 août dernier, est le nouveau "plus" de ces élections. Les différents partis politiques utilisent désormais Internet comme moyen de communication pour attirer les votants. Mais si de plus en plus de candidats s’inscrivent sur les réseaux sociaux, c’est le PJD qui reste maître dans le domaine.

Sur les trois réseaux sociaux sélectionnés, le PJD arrive largement en tête face à ses concurrents. Sur Twitter, le parti au pouvoir possède plus de 7 fois le nombre de followers de tous les autres partis réunis. Interrogé par le HuffPost Maroc, Marouane Harmach, consultant spécialiste en communication digitale, explique cela à travers la présence continue du PJD sur les réseaux, comparé à ses adversaires politiques présents seulement de manière ponctuelle.

Si sur le plan quantitatif le PJD semble seul en tête, "ils sont quatre à se démarquer en matière de qualité", selon M. Harmach. Le quatuor de tête se compose donc du PJD, du Parti Authenticité et Modernité (PAM), du Rassemblement National des Indépendants (RNI) et du petit nouveau, la Fédération de la Gauche Démocratique (FGD). Ces conclusions sont basées sur l’interaction des partis avec la communauté connectée mais également sur leur "reach", c’est-à-dire leur capacité à atteindre les internautes.

Si la FGD n’est pas recensée dans l'infographie, puisque sa création ne date que de la période pré-électorale, "le parti a des interactions de qualité", estime M. Harmach. La présence de nombreux jeunes "qui étaient déjà présents sur les réseaux sociaux", est aujourd’hui au service de l’alliance de gauche.

Le problème que connaissent la majorité de ces partis reste néanmoins la présence continue hors élections. Seul le PJD est arrivé à perpétuer un réel échange sur les réseaux sociaux, et il faudra attendre septembre pour voir si les autres partis vont suivre cette tendance.

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