MAROC
27/08/2015 09h:39 CET | Actualisé 29/08/2015 14h:53 CET

Attijariwafa: Le directeur explique comment sa banque a démarché auprès de la classe populaire

Attijariwafa: Le directeur explique comment sa banque a démarché auprès de la classe populaire
Canadian Pacific/Flickr
Attijariwafa: Le directeur explique comment sa banque a démarché auprès de la classe populaire

BANQUE - Ismail Douiri, le co-président de la banque Attijariwafa, a publié un texte sur le site du journal anglais The Guardian dans lequel il raconte comment les services de sa société ont été reçus dans les quartiers les plus pauvres du Maroc à la fin des années 2000.

Il explique ainsi qu'en 2008, l'établissement bancaire, qui avait décidé d'atteindre "les zones les moins servies par les banques dans le pays", a dû faire face à la réticence des clients. La raison: l'envoi mensuel par la poste du relevé de compte.

"Ce à quoi nous ne nous attendions pas, c'était d'entendre que la confidentialité était la valeur la plus importante pour eux. Les femmes voulaient cacher leurs économies à leurs maris pour éviter qu'ils soient tentés de les dépenser" ajoute-t-il.

"D'autres ne voulaient pas que leurs voisins sachent qu'ils possédaient un compte en banque par peur qu'ils tentent de leur emprunter de l'argent. Ils ne voulaient aucun changement dans leur mode de vie. Savoir que leur argent était déposé et disponible à la demande suffisait. Nos clients ne voulaient pas que le fait d'avoir un compte leur donne l'impression d'être à part".

C'est pour cela qu'ils refusaient catégoriquement qu'un relevé de compte soit envoyé à leur adresse: "De nombreuses familles peuvent vivre sous le même toit. Et en plus, la lettre peut se perdre en route. L'idée qu'une autre personne puisse lire le détail de leurs finances faisait peur à nos clients".

Problème: l'envoi d'un relevé est "obligatoire pour les banques" explique Ismail Douiri. "Mais nous avons réussi à obtenir une exception, à savoir que les relevés puissent être obtenus dans une agence ou imprimés à partir d'un distributeur".

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