ALGÉRIE
25/08/2015 13h:56 CET | Actualisé 25/08/2015 13h:56 CET

Le pétrole se reprend mais reste proche de son plus bas en plus de six ans

ME

Les prix du pétrole se reprenaient un peu mardi en fin d'échanges européens, effaçant une partie des lourdes pertes enregistrées la veille, mais restaient lestés par des craintes sur la reprise économique mondiale et la surabondance de l'offre.

Vers 16H00 GMT (18H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 43,36 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 67 cents par rapport à la clôture de lundi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour la même échéance gagnait 1,21 dollar à 39,45 dollars.

Les cours de l'or noir avaient dégringolé lundi, le Brent tombant à son plus bas niveau depuis la mi-mars 2009 (à 42,51 dollars le baril) et le WTI depuis fin février 2009 (37,75 dollars le baril), lestés par un regain d'inquiétude sur la vigueur de la croissance de la Chine, la deuxième économie mondiale.

Si les prix se reprennent un peu mardi, cela ne vaut presque pas la peine d'en parler étant donné les pertes récemment enregistrées, commentaient les analystes de Commerzbank.

Les mouvements de vente se sont généralisés lundi, sans tenir compte des pertes possibles (pour les investisseurs), sur fond de craintes de ralentissement économique notable en Chine, expliquait-on chez Commerzbank.

La Chine est le deuxième plus gros consommateur de pétrole au monde alors tout signe de ralentissement de sa croissance, qui est de plus le moteur de la reprise économique mondiale, fait craindre une baisse de sa demande énergétique dans un marché déjà affaibli par la surabondance de l'offre.

Ainsi, les marchés financiers et de matières premières retiennent leur souffle en suivant les évènements actuels en Chine, observaient les analystes de Commerzbank.

Les cours ont perdu plus de la moitié de leur valeur depuis juin 2014, quand ils avaient atteint un pic annuel, plombés par une offre excédentaire, et ce malgré une amélioration de la demande stimulée par les prix bas.

Et face à la stratégie de protection de parts de marché de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui continue d'augmenter son offre, et à la résistance du pétrole de schiste américain malgré la baisse des prix, les perspectives à court terme pour le Brent et le WTI sont moroses.

Pour Commerzbank, le fait que le pétrole est la matière première à avoir le plus lourdement chuté (lundi) est à mettre sur le compte de commentaires du ministre iranien du Pétrole, qui a affirmé que son pays était prêt à augmenter sa production à n'importe quel prix pour s'assurer de ne pas perdre des parts de marché de façon permanente après la levée attendue des sanctions qui pèsent sur ses exportations pétrolières.

La levée des sanctions contre l'Iran pourrait, selon certains observateurs et des responsables iraniens, entraîner une hausse de 1 million de barils par jour (mbj) de la production de l'Opep, pour la porter de 32 mbj à 33 mbj.

De plus, les analystes de Commerzbank scrutaient la situation de la production aux États-Unis, alors que la dégringolade des cours du pétrole implique que de nombreux petits producteurs de pétrole de schiste risquent de ne pas être capables de couvrir leurs coûts de production.

Sans financement externe, il est probable qu'ils sortent du marché, ce qui entraînerait un ajustement de la production en nette baisse aux États-Unis et permettrait aux cours de se reprendre, estimaient les experts de Commerzbank.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.