ALGÉRIE
25/08/2015 05h:40 CET | Actualisé 25/08/2015 06h:04 CET

Un millier de partisans algériens "virtuels" de Daech sous surveillance sur les réseaux sociaux

daech

Près d'un millier de comptes de "sympathisants" de Daech sont sous la surveillance d'une équipe spécialisée constituée depuis plus d'une année par la Direction de la sécurité de l'armée et le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) en charge du suivi des activités terroristes sur les réseaux sociaux, rapporte le journal El Khabar.

Une source sécuritaire de "haut rang" a indiqué au journal que le "l'appareil sécuritaire spécialisé dans la surveillance les réseaux sociaux a identifié entre 900 et 1000 comptes sur Facebook et Twitter de personnes qui font l'apologie de l'organisation de l'Etat Islamique.

Parmi eux, des Algériens qui combattent en Syrie et en Libye et qui sont en contact avec des partisans de l'organisation en Algérie".

Les "enquêtes se poursuivent. Nous surveillons un certain nombre de sympathisants (de Daech) et nous les considérons comme des cellules dormantes et de groupes de recrutement de combattants" a indiqué le responsable sécuritaire qui précise que la "constitution d'un dossier de poursuites judiciaires contre eux demande un peu de temps".

L'avènement de la 3G a changé la donne

Pour les responsables des services de sécurité, l'avènement de la 3G et des téléphones intelligents a rendu le travail de surveillance plus difficile pour les services de sécurité.

La 3G, note le journal, a changé la donne de la lutte antiterroriste. Il y a quelques années, il fallait au moins cinq jours pour qu'AQMI publie un communiqué revendiquant une action terroriste, désormais cela se fait en quelques heures seulement.

Ce fut le cas après l'enlèvement et la décapitation du guide de haute montagne français, Hervé Gourdel et, plus récemment, après l'attentat du jour de l'Aïd, à Djebel Louh, à Aïn Defla, contre un détachement de l'armée algérienne.

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Mais cet aspect de "communication publique" n'est pas le plus important au regard des possibilités offertes par la 3G aux groupes terroristes pour des contacts et des échanges d'informations.

L'équipe spécialisée constituée par des dizaines d'experts dans les communications et les réseaux formés aux Etats-unis et pour certains en Russie dispose cependant de "moyens d'investigations" qui ont permis d'identifier des sympathisants des groupes terroristes.

Des acteurs directs aux "sympathisants passifs"

La source sécuritaire dresse quatre catégories "d'acteurs" parmi les sympathisants des groupes terroristes sur les réseaux sociaux. La première, classée comme la plus dangereuse, est constitué par les comptes détenus par les membres d'AQMI ou de Jund Al Khikafa, la filiale de Daech.

Ceux-là sont les plus difficiles à traquer en raison des mesures de protection dont ils s'entourent .Des informations précieuses ont néanmoins été collectées dans cette catégorie qui ont permis de faire tomber un certain nombre de terroristes.

La seconde catégorie est constituée par les Algériens qui se trouvent en Syrie et en Libye et qui utilisent les réseaux pour faire de la propagande en faveur de Daech et ils "sont sous surveillance".

La troisième catégorie, jugée comme particulièrement dangereuses, est constituée par les membres des "cellules de recrutement". Ceux-là, font l'objet d'une surveillance continue. La dernière catégorie est constituée par les "sympathisants passifs" - et ils sont les plus nombreux - qui diffusent les images et les publications des organisations terroristes.

La source précise que le chiffre de 1000 comptes n'est qu'une "estimation" qui donne une idée de la menace pour l'Algérie constituée par l'activité des "salafiste takfiristes sur les réseaux sociaux".

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