MAROC
24/08/2015 13h:15 CET | Actualisé 24/08/2015 13h:23 CET

"Faut-il brûler les homos?": Une association française poursuit en justice le directeur de "Maroc Hebdo" pour sa une jugée homophobe

Une association porte plainte contre la une homophobe de "Maroc Hebdo"
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Une association porte plainte contre la une homophobe de "Maroc Hebdo"

JUSTICE - "Faut-il brûler les homos?" La question affichée en une de Maroc Hebdo le 12 juin continue de faire réagir. L’association Mousse, basée en France, annonce porter plainte lundi 24 août contre Mohamed Selhami, directeur de la publication de l’hebdomadaire marocain.

Sur son site, l’association qui lutte contre la discrimination et la provocation à la haine de personnes en raison de leur orientation sexuelle estime que le titre controversé de Maroc Hebdo "implique que cette question puisse faire l’objet d’un débat et d’une réponse positive".

Et d'ajouter: "Cette interrogation légitime ainsi l’opinion selon laquelle les homosexuels devraient être brûlés du simple fait de leur orientation sexuelle. Elle contribue ainsi à entretenir un sentiment de haine, voire incite à commettre des actes de violence, à l’encontre des homosexuels”.

Contacté par le HuffPost Maroc, Etienne Deshoulières, avocat au barreau de Paris en charge de la défense de l’association, explique que la plainte a été déposée au Tribunal de Grande Instance de Paris suite à la publication du numéro dans certains kiosques français.

"S'il y a instruction, le procès se déroulera donc à Paris", indique-t-il, ajoutant que le litige ne concerne donc que le droit français. Si le mobile homophobe est avéré, le directeur de publication pourrait écoper de plusieurs milliers d'euros d'amende.

"L'objectif de l'association, c'est surtout de pouvoir discuter publiquement de ce problème, mais ce n'est en aucun cas une manière de jeter le discrédit sur les Marocains", tient à souligner l'avocat.

Pour mémoire, la publication par Maroc Hebdo de sa une homophobe le 12 juin avait suscité une véritable levée de boucliers au Maroc et à l’étranger. En réaction, l’hebdomadaire avait finalement retiré son numéro des kiosques.

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