MAGHREB
24/08/2015 04h:20 CET | Actualisé 24/08/2015 05h:57 CET

Tunisie: Un douanier tué et trois blessés par un groupe armé à Kasserine

FILE - In this June 25, 2013 file photo, a Tunisian armored personnel carrier patrols near the Jebel Chaambi mountain. Writing on building at left reads: "For Sale". Militants in eastern Tunisia staged two simultaneous attacks on army posts while soldiers held a Ramadan feast, killing at least 14 soldiers, authorities said Thursday July 17, 2014. An extremist group believed linked to al-Qaida's North Africa arm claimed responsibility for the attacks on Mount Chaambi on its Facebook page, calling
ASSOCIATED PRESS
FILE - In this June 25, 2013 file photo, a Tunisian armored personnel carrier patrols near the Jebel Chaambi mountain. Writing on building at left reads: "For Sale". Militants in eastern Tunisia staged two simultaneous attacks on army posts while soldiers held a Ramadan feast, killing at least 14 soldiers, authorities said Thursday July 17, 2014. An extremist group believed linked to al-Qaida's North Africa arm claimed responsibility for the attacks on Mount Chaambi on its Facebook page, calling

Un agent de la Garde douanière tunisienne a été tué dimanche par des jihadistes armés à Bouchebka, dans le gouvernorat de Kasserine près de la frontière avec l'Algérie, ont annoncé la télévision d'Etat et le président d'un syndicat douanier.

"Un agent douanier tué et trois autres blessés dans un échange de tirs avec un groupe terroriste à Bouchebka", a indiqué la chaîne Wataniya 1.

Le président du syndicat, Ridha Ennasri, a parlé d'"une attaque terroriste contre une patrouille de la Garde douanière" à Bouchebka.

"Un agent de la douane a été tué et un autre a été grièvement blessé", a-t-il dit à l'AFP.

Contacté par l'AFP, le ministère de l'Intérieur a renvoyé vers la direction générale des douanes.

Ces nouvelles violences interviennent alors qu'un policier a été tué mercredi par deux inconnus à moto dans la région de Sousse (centre-est), théâtre en juin de la pire attaque jihadiste de l'histoire du pays. Les autorités ont indiqué ne pas avoir établi s'il s'agissait d'un attentat jihadiste, l'enquête étant toujours en cours.

La Tunisie fait face depuis sa révolution en 2011 à une progression de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers et de 59 touristes au total.

Plusieurs attaques ont eu lieu dans la région de Kasserine, notamment sur le mont Châambi, le principal maquis jihadiste de Tunisie où l'armée tente de déloger depuis fin 2012 des groupes armés.

Les autorités tunisiennes ont annoncé le mois dernier avoir tué trois dirigeants du principal groupe extrémiste armé tunisien lié à Al-Qaïda, la Phalange Okba Ibn Nafaa. Le ministre de l'Intérieur Najem Gharsalli avait assuré que cette opération avait "cassé le dos de la Phalange Okba Ibn Nafaa, (....) jusqu'à 90%".

Le chef de la Phalange, Lokmane Abou Sakr, avait lui été tué fin mars lors d'une opération des forces spéciales dans la région de Gafsa (centre).

Ce groupe est l'auteur de plusieurs attaques meurtrières contre les forces armées tunisiennes. Selon Tunis, il est aussi responsable de l'attentat contre le musée du Bardo le 18 mars (21 touristes et un policier tués), bien qu'il ait été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

Tunis a jugé possible une scission au sein de la Phalange Okba Ibn Nafaa, dont une partie aurait rejoint l'EI.

"Il n'y a pas encore de présence en Tunisie d'une organisation structurée appelée Daech. Cela n'empêche pas l'existence de certains éléments ayant prêté allégeance à Daech" dans le pays, avait dit M. Gharsalli lors d'une conférence de presse en juillet, utilisant un acronyme arabe de l'EI.

L'EI a aussi revendiqué l'attentat sanglant du 26 juin dans un hôtel près de Sousse qui a tué 38 touristes étrangers, dont 30 Britanniques.

Peu après cet attentat, les autorités tunisiennes ont réintroduit l'état d'urgence, donnant des pouvoirs accrus aux forces de l'ordre, et multiplié les descentes.

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