MAROC
24/08/2015 08h:28 CET | Actualisé 24/08/2015 08h:32 CET

Immobilier : les prix résistent malgré des ventes en berne (INFOGRAPHIE)

Immobilier : les prix résistent malgré des ventes en berne
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Immobilier : les prix résistent malgré des ventes en berne

IMMOBILIER – Le marché de l’immobilier tourne au ralenti. C’est ce qui ressort de l’indice des prix des actifs immobiliers au 2e trimestre 2015, élaboré conjointement par Bank Al-Maghrib (BAM) et l'Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC).

Après une hausse de 10,1% le trimestre précédent, le nombre de transactions a plongé de 7,9%, comparé à la même période un an auparavant. Une diminution qui reflète « un recul des ventes de 11,2% pour les biens résidentiels et de 1% pour les actifs à usage professionnel, alors que les ventes de terrains ont progressé de 4,1% », indique Bank Al-Maghrib.

En glissement trimestriel, les prix ont baissé de 0,4% au cours du 2e trimestre. Le volume des transactions a baissé de 0,5%, après une diminution de 8,4% au 1e trimestre 2015.

Pourtant, malgré des ventes en berne, les prix résistent. Au cours du 2e trimestre 2015, ils ont enregistré en effet une augmentation de 0,8% après celle de 0,6% un trimestre auparavant.

« Cette hausse est liée à l’accroissement de 3,8% des prix des terrains urbains, alors que ceux des biens à usage professionnel et résidentiel ont régressé de 1,2% et 0,3% respectivement », étaye la banque centrale du Maroc.

Comment expliquer la stagnation des prix malgré une activité en berne? Pour Youssef Benmansour, président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), l’attentisme domine du côté des acheteurs. “Dans les villes où les prix restent élevés, les futurs acquéreurs attendent un ajustement des prix », commente-t-il pour le HuffPost Maroc. Ceci dit, "le baromètre trimestriel de Bank Al-Maghrib porte uniquement sur le marché secondaire, et non le neuf", tient à nuancer notre source.

Du côté des propriétaires, « malgré la conjoncture un peu difficile, les propriétaires terriens dans les périmètres urbains maintiennent des prix à la hausse en raison d’une offre en deçà de la demande », ajoute Youssef Benmansour.

Par ville, le volume des transactions n’en finit plus de faiblir à Casablanca. D’un trimestre à l’autre, il a accusé une baisse de 8,8%. Face à ce repli, les propriétaires commencent à lâcher du lest puisque les prix ont baissé de 1,6% dans la capitale économique.

Dans la région de Rabat-Salé-Témara, l’indice des prix des a augmenté de 2,8% par rapport au trimestre précédent. Une augmentation attribuable principalement à la hausse de 3,7% des prix des actifs résidentiels et de 5,1% de ceux des terrains urbains, alors que prix des biens à usage professionnel ont plongé de 10,6%. Face à cette hausse des prix, les transactions ont baissé de 1,9 %.

A Marrakech, les transactions ont baissé de 5,1%, alors que l’indice des prix des actifs immobiliers a quasiment stagné d’un trimestre à l’autre.

Mais c’est à Tanger que l’activité immobilière connait la plus grande contraction, avec une baisse de 30,2 % du nombre de transactions, alors que les prix se sont accrus de 1%.

A Agadir, les prix ont quasiment stagné par rapport au trimestre précèdent. Le volume des transactions a augmenté de 2,8 %.

Les régressions les plus notables ont été enregistrées à El Jadida et Meknès avec respectivement une baisse des prix de 7,6% et de 2,5%.

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