ALGÉRIE
23/08/2015 05h:36 CET | Actualisé 23/08/2015 05h:39 CET

Liban: heurts entre manifestants et policiers, au moins 16 blessés

Lebanese riot police use tear gas during a protest against the ongoing trash crisis, in downtown Beirut, Lebanon, Saturday, Aug. 22, 2015. Police have unleashed tear gas and water cannons on thousands of Lebanese demonstrating in downtown Beirut against government corruption and political dysfunction that has left garbage accumulating in the streets in suburbs of the capital for over a month. (AP Photo/Bilal Hussein)
ASSOCIATED PRESS
Lebanese riot police use tear gas during a protest against the ongoing trash crisis, in downtown Beirut, Lebanon, Saturday, Aug. 22, 2015. Police have unleashed tear gas and water cannons on thousands of Lebanese demonstrating in downtown Beirut against government corruption and political dysfunction that has left garbage accumulating in the streets in suburbs of the capital for over a month. (AP Photo/Bilal Hussein)

De violents accrochages ont opposé samedi à Beyrouth des policiers à des manifestants qui exigeaient une solution à la crise des ordures dans le pays, faisant au moins 16 blessés, selon la Croix rouge libanaise.

Des milliers de manifestants s'étaient rassemblés dans l'après-midi dans le centre de la capitale libanaise pour protester contre l'incapacité du gouvernement à régler le problème des ordures ménagères qui encombrent les rues depuis plusieurs semaines.

Organisé par le mouvement "Vous puez", les manifestants se sont réunis place Riad al-Solh, près du Parlement, en lançant des slogans hostiles aux autorités accusées notamment de corruption.

La manifestation a dégénéré quand un groupe de protestataires ont lancé des bouteilles et des projectiles sur les forces de sécurité qui avaient installé des barrières métalliques et des barbelés pour empêcher les manifestants de s’approcher du Parlement, a constaté un photographe de l'AFP.

Des manifestants ont alors essayé de retirer les barricades mais la police a fait usage de grenades lacrymogènes et de canons à eau pour les disperser. Les policiers ont aussi frappé des manifestants et des tirs ont ensuite été entendus.

"Il y a 16 blessés dans les rangs des manifestants et des forces de sécurité", qui ont été transférés dans les hôpitaux, a affirmé à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, un responsable de la Croix Rouge libanaise, sans être en mesure de préciser le type de blessure.

Dans un communiqué, les Forces de sécurité intérieure (police) ont fait état de 35 blessés dans leurs rangs sans préciser la gravité des blessures. Elles ont également affirmé qu'il y avait eu des "blessés parmi les manifestants".

Dans la soirée, le ministre de l’Intérieur Nouhad Machnouk, qui se trouve hors du pays, a demandé aux forces de police de cesser immédiatement les tirs et annoncé à la télévision que ceux qui avaient tiré sur les manifestants seraient poursuivis.

Les accrochages ont cessé en fin de soirée mais quelques centaines de manifestants sont restés sur la Place des Martyrs, dans le centre-ville, l'un des organisateurs affirmant qu'ils ne la quitteraient pas avant la libération de cinq manifestants arrêtés selon lui par les forces de l'ordre.

Les Forces de sécurité intérieure ont indiqué plus tard que tous ceux qui avaient été arrêtés pendant la manifestation avaient été relâchés, à la demande du ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk. Le nombre de personnes détenues n'a pas été précisé.

La campagne "Vous puez" a déjà organisé plusieurs manifestations ces dernières semaines pour trouver une solution globale au problème de la collecte des ordures.

La crise a éclaté à la mi-juillet avec la fermeture par des riverains en colère de la décharge de Naameh, située à l'extérieur de Beyrouth.

Même si la collecte des déchets a repris après plusieurs jours, avec le manque de décharges, les déchets ont été jetés dans des espaces vides ici et là.

La décharge de Naameh a été ouverte en 1997. Conçue pour recevoir les détritus de la capitale et de la dense population des montagnes pendant quelques années seulement, en attendant qu'une solution globale soit trouvée, elle est toujours en activité 18 ans plus tard.

Le Parlement, divisé et paralysé, n'ayant jamais réussi à voter de loi adéquate, la vallée de Naameh qui devait accueillir deux millions de tonnes de détritus en a finalement reçu 15.

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