MAROC
20/08/2015 09h:43 CET | Actualisé 20/08/2015 12h:50 CET

Ces figures du grand banditisme arrêtées au Maroc

FLASH-BACK - Alors que l'arrestation du braqueur qui narguait la police française sur Facebook fait encore la Une des journaux, retour sur les grandes figures du banditisme coffrées au Maroc.

Du ring au cachot

boxeur

C’est l’histoire invraisemblable d’un champion de boxe impliqué dans le "casse du siècle". Février 2006, des malfaiteurs déguisés en policiers dévalisent dans le sud-est de l'Angleterre un fourgon de la société Securitas et emportent le butin record de 77,8 millions d'euros, soit le plus important butin de l’histoire criminelle en Grande-Bretagne.

Le cerveau de la bande n’est autre que Ibrahim Lee Murray, tonitruant combattant de MMA (Arts Martiaux Mixtes) de père marocain et de mère anglaise.

Cinq mois plus tard, il est arrêté à Rabat par la police marocaine. La Grande-Bretagne demande alors son extradition mais le Maroc refuse. En juin 2010, il est condamné à 10 ans de prison ferme par un tribunal marocain pour "constitution d’une bande criminelle, vol qualifié à main armée, port illégal d’uniforme, enlèvement et séquestration, faux et usage de faux".

Le "roi de l'évasion"

besse

Trente ans de braquages et sept évasions spectaculaires. Ces quelques mots résument le parcours tumultueux de François Besse, figure du grand banditisme en France. Ancien complice et grand ami de Jacques Mesrine, ce braqueur récidiviste était connu pour ses hold-up et ses évasions spectaculaires.

En novembre 1994, alors qu’on le croyait mort depuis 1986 lors d'un règlement de comptes entre malfrats, il est arrêté dans un restaurant de Tanger puis condamné par la cour d'appel de la ville du détroit à sept ans de réclusion criminelle.

Dans la foulée, il est condamné à cinq ans de réclusion criminelle par le tribunal militaire de Rabat. Pendant son incarcération, il tente de se convertir à l'islam pour éviter son extradition. En vain puisqu’il sera extradé en février 1995 du Maroc et écroué à la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne). Il ne tentera plus jamais de s’évader.

De sa cellule, il mène une vie de prisonnier modèle, obtient le bac à 53 ans et entame un Deug de philosophie. Transformé par ses lectures, l’ancien truand désavoue son passé et demande pardon aux victimes. Il sort de prison en février 2006 dans la plus grande discrétion.

Le Scarface éleveur d’autruches

autruches

Nous sommes en 1998. Mohamed Bouarfa dit "l’autruche" règne sur le marché de l’or vert dans la région de Lyon. Condamné par défaut à dix ans par la cour d'assises de Rouen, le caïd s’enfuit au Maroc et monte un… élevage d’autruches près de Casablanca.

Mais Mohamed Bouarfa ne tarde pas à reprendre du service en exportant des tonnes de haschich via sa nouvelle société écran. Pour la seule année 2003, la police française lui reproche d’avoir exporté pas moins de 42 tonnes de cannabis. En 2005, il est finalement arrêté par la police marocaine et extradé vers la France.

Condamné à dix-huit ans de réclusion par la cour d'assises de Lyon, il purge actuellement sa peine à la prison de Corbas, près de Lyon. Aucune nouvelle en revanche sur son business d’élevage d’autruches.

Course-poursuite à Marrakech

course poursuite

Mars 2009, un homme est arrêté après une course-poursuite spectaculaire avec la police de Marrakech. Cet homme se nomme Patrick Laurent, pointure du banditisme en France reconverti dans le trafic de stupéfiants. Sous le coup d’un mandat d’arrêt, il était à l'origine d'un des plus gros trafics de résine de cannabis jamais organisé entre la France et le Maroc.

Patrick Laurent et des complices avaient créé plusieurs sociétés de transports de conteneurs entre les deux pays. Le haschich était dissimulé au milieu de marchandises de toutes sortes. Après son arrestation à Marrakech, celui qui disposait d'un patrimoine immobilier "assez substantiel" au Maroc a été transféré à Casablanca.

Le braqueur qui narguait la justice française sur Facebook

nabil

Certes, il est loin d’être une figure du grand banditisme, mais ses récentes péripéties ont eu un large écho sur le web. Et pour cause: Nabil Ibelati, en cavale au Maroc après avoir dévalisé une horlogerie de luxe de Cannes, emportant une centaine de montres d’une valeur de plus de 1,7 million d’euros, n’hésitait pas à narguer la justice française depuis le Maroc avec des messages et des photos de ses vacances, postés sur sa page Facebook.

On le voit notamment dans une piscine, une table de restaurant chic ou à dos de dromadaire dans le désert marocain, alors que deux ans plus tôt, il avait dévalisé en plein jour et à visage découvert une horlogerie, armé d’un pistolet et d’une grenade.

Samedi 15 août 2015, le jeune braqueur multirécidiviste est arrêté par la police marocaine. Alors qu’il séjourne actuellement dans une prison de la région de Marrakech, il vient de faire une demande de retour en France.

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