MAROC
18/08/2015 09h:34 CET | Actualisé 18/08/2015 09h:34 CET

Le classement de Shanghai ne sourit (toujours) pas aux universités marocaines

Université Mohammed V de Rabat
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Université Mohammed V de Rabat

UNIVERSITÉS - La treizième livraison du classement de Shanghaï des 500 meilleures universités au monde vient de tomber. Entre autres enseignements: les établissements américains, comme à l’accoutumée, raflent la mise, tandis que les universités marocaines brillent une nouvelle fois par leur absence.

Les universités américaines aux premières places

Avec huit universités américaines dans le top ten, dont l’indétrônable trio de tête Harvard-Stanford-MIT, le classement réalisé par l'université Jiaotong de Shanghai est comme chaque année ultradominé par les facultés de l’Oncle Sam. Seules quatre universités non américaines arrivent à truster des places dans le top 20: Cambridge (5e), Oxford (10e), l'University College de Londres (18e) et l'Institut fédéral de technologie de Zurich (20e).

Pas encore d’effet du regroupement des universités marocaines

Effective depuis septembre 2014, la fusion des universités du Grand Casablanca d’une part et de Rabat d’autre part n’a décidément pas eu d'impact sur cette édition 2015.

La stratégie de regroupement des établissements universitaires marocains était pourtant l’un des grands chantiers du ministère de l'Enseignement supérieur, qui entendait ainsi pallier l’absence des facultés marocaines dans les classements internationaux, au premier rang desquels celui de Shanghai. Ce ne sera pas pour cette fois.

La première université française à la 36e place

L’université parisienne de sciences et de médecine Pierre-et-Marie-Curie est la première française du classement (36e), suivie de Paris Sud (42e), l’Ecole normale supérieure (72e), l’université de Strasbourg (89e) et l’université Aix-Marseille (101e).

Six critères de sélection

Pour distinguer 500 des 1.200 universités répertoriées dans le monde, le classement de Shanghai prend en compte six critères dont le nombre de Prix Nobel ou de Médaille Fields, les chercheurs les plus cités dans leur discipline ou encore le nombre d'articles publiés dans les rubriques "Science" et "Nature". La recherche en sciences humaines et sociales n’est en revanche pas prise en compte.

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