MAROC
18/08/2015 08h:21 CET | Actualisé 18/08/2015 08h:22 CET

Après l'ouverture de Sindibad, place au parc archéologique de Sidi Abderrahmane

Le parc archéologique de Sidi Abderrahmane ouvrira fin 2015
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Le parc archéologique de Sidi Abderrahmane ouvrira fin 2015

ARCHÉOLOGIE - Un site préhistorique majeur. C’est par ces mots que le ministre de la Culture Amine Sbihi décrit Sidi Abderrahmane, cet îlot rocheux situé sur la corniche de la métropole économique, à quelques mètres du parc d'attraction Sindibad.

Bientôt, le lieu accueillera un parc archéologique sur 5 hectares, composé d’un centre d’interprétation archéologique et de deux parcours paysagers.

Dans le détail, le premier parcours mettra en scène les points culminants du site, tandis que le second abritera des ateliers d’initiation à la fouille archéologique.

Le centre d’interprétation comprendra pour sa part une salle d’exposition permanente, des boutiques, un espace multimédia, un laboratoire, un bureau d’archives et une administration.

Les travaux ont d’ores et déjà commencé s’achèveront dans quatre mois. “Le parc ouvrira ses portes au grand public fin 2015”, confie au HuffPost Maroc le ministre de la Culture.

Des vestiges qui ont entre 500 et 200.000 ans

« Plusieurs trouvailles d’exception découvertes sur ce site seront présentées au public», se réjouit Amine Sbihi.

Et pour cause, comme le souligne Rabha Zahid, inspectrice régionale des monuments historiques et sites de Casablanca, le site "livre des témoignages remontant à plusieurs stades de la culture acheuléenne marocaine. Les données actuelles permettent de situer ces vestiges entre 500 et 200.000 ans".

« Les premières fouilles ont commencé au début des années 1940 », détaille M. Sbihi. En 1955, "le site est rendu célèbre par la découverte dans la grotte de littorines (aujourd'hui détruite) d'un fragment mandibulaire, connue sous le nom d'Atlanthrope de Sidi Abderrahmane (ou homme de Sidi Abderrahmane, premier à être découvert)", lit-on dans une publication de référence sur le patrimoine archéologique de Casablanca, codirigée par Fatima-Zohra Sbihi-Alaoui et Jean-Paul Raynal, enseignants-chercheur à l'Institut national des sciences de l'archéologie et du patrimoine à Rabat. Depuis, les fouilles se sont poursuivies de manière continue.

Une offre adossée à celle du parc d’attraction ?

Piloté par le ministère de la culture, le parc est réalisé par Casa Aménagement, une des Sociétés de développement local (SDL) les plus en vue. Elle gère actuellement une quarantaine de projets parmi lesquels le Grand théâtre, le parc Sindibad, la mise à niveau du Parc de la Ligue Arabe et du Complexe Mohammed V, le zoo d’Aïn-Sebaâ…

A quatre mois de l’ouverture du parc, qui devrait mobiliser une enveloppe de 40 millions de dirhams, le ministère de la Culture, Casa Aménagement et la Wilaya étudient les différentes formules de gestion. Et l’option qui a le plus de chance d’aboutir serait de mettre en place une offre adossée à celle du parc d’attraction de Sindibad.

D’autant que le financement est assuré par la société Sindipark (filiale de Sindibad Beach Resort, dont les deux actionnaires sont Alliances et Somed), qui gère le parc d’attraction, dans le cadre d’une convention d’aménagement signée avec la ville de Casablanca.

« D’ici le mois d’octobre, nous arrêterons le mode de gestion de ce site avec Casa aménagement et la Wilaya », promet le ministre de la culture.

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