MAROC
17/08/2015 12h:27 CET | Actualisé 16/10/2015 11h:34 CET

Investissements directs étrangers: Le Maroc classé quatrième en Afrique

Le Maroc quatrième destination des IDE en Afrique
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Le Maroc quatrième destination des IDE en Afrique

INVESTISSEMENTS - Les investisseurs étrangers continuent de miser sur le Maroc. C’est ce qui ressort d’une étude récemment publiée par la banque sud-africaine Rand merchant bank (RMB) sur les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique. Le royaume est ainsi la quatrième destination des IDE dans le continent, derrière l’indétrônable Afrique du Sud, le Nigéria et le Ghana.

Pour réaliser son étude, la RMB a comparé l’environnement des investissements de 54 économies africaines. Entre autres facteurs pris en compte: la taille du marché, le produit intérieur brut (PIB), la croissance économique ou encore les prévisions de croissance.

Renault, Tanger-Med, Morocco Mall…

Au niveau sectoriel, ce sont les secteurs de l’automobile, des services aux entreprises, du transport et logistique et du commerce de détail qui tirent leur épingle du jeu.

Depuis l’arrivée de Renault à Tanger en 2011, qui a attiré plusieurs sous-traitants, le Maroc enregistre en matière d’IDE des performances dynamiques dans le secteur automobile. Une tendance qui devrait s’accentuer avec la future usine PSA Peugeot-Citroën à Kénitra.

Le secteur du transport et de la logistique permet également au Maroc de réaliser de belles performances. Grâce au port Tanger-Med, la ville du détroit se positionne comme un pôle logistique par excellence. Ce n’est pas un hasard si le Maroc figure à la 16e place du classement 2014 sur la connectivité maritime établi par l'Organe des Nations Unies chargé du commerce international (CNUCED).

À cela s’ajoute le secteur du commerce de détail (retail) qui monte en puissance depuis quelques années. L’exemple le plus éloquent est l’ouverture du Morocco Mall à Casablanca, plus grand centre commercial d’Afrique. Sans oublier que le gouvernement a déployé la stratégie "Rawaj Vision 2020" pour transformer les petits magasins informels en points de vente modernes.

En revanche, les télécoms n’ont plus le vent en poupe en matière d’IDE, contrairement à 2014, année marquée par le rachat par le groupe émirati Etisalat de 53% de Maroc Telecom pour 4,2 milliards d'euros.

Sur le front de l’immobilier et du tourisme (crise oblige), le Maroc est également invité à revoir sa copie. Enfin, sans grande surprise, les afflux sectoriels d'IDE à destination de l’industrie pétrolière restent faibles, malgré l’arrivée de plusieurs campagnes d’exploration pétrolière.

Dans ce contexte, les lenteurs administratives constituent le principal frein aux IDE, selon l’étude de la banque sud-africaine.

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