ALGÉRIE
13/08/2015 07h:42 CET | Actualisé 13/08/2015 07h:42 CET

Des combattants kurdes visés par une attaque à l'arme chimique en Irak

AFP

Des combattants kurdes ont été visés "il y a quelques jours" par une attaque à l'arme chimique dans le nord de l'Irak, au sud-ouest de Erbil, a annoncé ce jeudi 13 août le ministère allemand de la Défense, qui a formé ces combattants.

"Il y a eu une attaque à l'arme chimique (...) il y a eu des peshmergas blessés avec des irritations des voies respiratoires", a dit un porte-parole du ministère, sans préciser qui était à l'origine de l'attaque alors que les Kurdes combattent le groupe Etat islamique. Pourtant l'organisation terroriste est fortement soupçonnée d'avoir recours à ces armes

Par ailleurs, une vidéo confiée à la BBC par la gouvernement irakien, sur laquelle on peut voir s'échapper de la fumée orangée suite à l'explosion d'un engin, pourrait confirmer l'utilisation d'armes chimiques par Daech.

Interdit depuis 1997

L'utilisation du gaz de chlore en contexte de guerre est interdite depuis la Convention des armes chimiques de 1997. Provocant des suffocations, les armes au gaz de chlore ont été utilisées lors de la Première guerre mondiale. Par ailleurs, les armées de Bachar-al Assad sont soupçonnées d'y avoir eu recours, notamment dans le nord de la Syrie au début de l'année 2014.

Le conseil national de sécurité de l'ONU a adopté une résolution pour condamner Damas à ce sujet au début du mois de mars. Ce faisant, la circulation de ce type d'armes dans la région est envisageable. Cependant, les jihadistes récupèrent principalement ce gaz de chlore dans les stations d'épuration, indique l'AFP.

En plus des dégâts infligés, l'utilisation d'armes chimiques endosse un caractère psychologique visant à terroriser l'ennemi et la population. Depuis plusieurs mois, les soupçons sur Daech se font de plus en forts à ce sujet et de nombreux rapports portant sur le recours au gaz de chlore par l'Etat Islamique viennent confirmer cette hypothèse précise Reuters.

Au mois de janvier dernier, un "expert en armes chimiques" appartenant à l'Etat islamique avait été tué dans un bombardement allié près de Mossoul en Irak. Abou Malik était présenté comme un spécialiste de ce type d'arsenal pour avoir travaillé dans une usine de production de Saddam Hussein, avant de rejoindre Al-Qaïda puis l'EI, avait alors indiqué le commandement militaire américain au Moyen-Orient.

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