MAROC
12/08/2015 14h:16 CET | Actualisé 16/10/2015 11h:23 CET

Mohamed Boussaid: "L'économie marocaine se porte de mieux en mieux"

Le ministre de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaid
MAP
Le ministre de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaid

ÉCONOMIE - Dans une interview à Jeune Afrique, le ministre des Finances Mohamed Boussaid est revenu sur l’épineuse question de la décompensation, le chantier des retraites ou encore la diversification de l’économie marocaine opérée en 2013.

Pour le ministre diplômé des ponts et chaussées, “l’économie marocaine se porte de mieux en mieux. Elle a su évoluer dans un monde lui-même changeant, elle continue de se diversifier et montre de grandes capacités de résistance aux chocs extérieurs”.

Chiffres à l’appui, le ministre des Finances souligne que le Maroc et parvenu depuis 2008 à “maintenir une croissance moyenne de 4,2 % par an, et son PIB passera cette année la barre symbolique des 1.000 milliards de dirhams contre moins de 600 milliards au début des années 2000”.

Dans les colonnes de l'hebdomadaire édité à Paris, Mohamed Boussaid revient également sur le changement de cap opéré par le Maroc en 2013 pour résister à la crise:

“Nous avons misé sur deux facteurs: la diversification de l’économie, en redynamisant les plans sectoriels, notamment celui de l’industrie, qui commence à donner d’excellents résultats, et la diversification de nos partenaires. Historiquement tourné vers le Nord, en particulier vers l’Europe, désormais le Maroc s’intéresse aussi à de nouvelles zones économiques, comme l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient ou la Chine”.

A la question de savoir quels sont les principaux dossiers à régler, le ministre des Finances souligne que “l’un des chantiers les plus importants est celui des retraites, qui fait peser un gros risque social pour les dix prochaines années. Celui de la décompensation n’est pas achevé non plus: certains produits sont encore subventionnés par l’État de manière aveugle, ce qui n’est pas normal”.

Afin d’y remédier, “le gaz butane, le sucre ou la farine ne seront plus subventionnés”, a confirmé Mohamed Boussaid, ajoutant que “cela doit s’accompagner d’un système de soutien aux plus pauvres, comme le programme Tayssir (allocations en faveur de la scolarisation) ou le Ramed (Régime d'assistance médicale)”.

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