ALGÉRIE
11/08/2015 13h:22 CET

Le parti Talaiou El Houriyet répond à "une demande citoyenne", selon Ali Benflis

Photo d'archive
WASS
Photo d'archive

La création du parti Talaiou El Houriyet répond à une demande et une volonté citoyenne, a estimé son chef Ali Benflis lors d'une interview publiée le 10 août sur le site d'informations Impact 24.

"Cette base militante et son encadrement politique ne se rassemblent pas pour la première fois. Une grande partie de leur composante humaine était déjà à mes côtés dès 2004 puis elle s’est élargie en 2014. C’est donc un compagnonnage bien ancien qui rassemble les militantes et les militants", a indiqué l'ex-candidat aux élections présidentielles de 2004 et 2014.

"Le rassemblement par l’inclusion et la rénovation par la modernisation" sont les maître-mots de ce parti. Des valeurs, explique-t-il, que la base militante porte en elle-même et auxquelles Talaiou EL Houriyet est venu donner un cadre politique.

Le ministère de l'Intérieur devra se prononcer avant la mi-septembre sur l'agrément du parti que dirige Benflis et qui a tenu son congrès constitutif en juin dernier. A ce propos, l'ancien chef du gouvernement dira que son parti n'attend pas l'aval du ministère, qu'il "n'improvise rien" et que ces actions sont préparés longtemps à l'avance.

"Dès le printemps 2014, mes compagnons et moi-même avons préparé une feuille de route politique à court et moyen termes, nous en avons débattu et nous l’avons adoptée. Cette feuille de route est régulièrement mise à exécution comme nous l’avons conçue", a-t-il déclaré.

Revenant sur plusieurs sujet qui ont défrayé l'actualité ces dernières semaines, Ali Benflis a commenté dans ce long entretien l'annulation de l'article 87bis du code du Travail, l'amnistie fiscale contenue dans la loi des finances complémentaire 2015, ainsi que la polémique sur l'enseignement en darja.

Pour lui, le mouvement dans le corps des walis, le remaniement ministériel et les changements au sein des services de sécurité ne représentent que "beaucoup de bruit pour rien".

"Le pays est toujours face à la même impasse et les changements civils et militaires qui viennent d’être opérés n’en modifient aucune donne. Peut être même donnent-ils à cette impasse une tournure qui n’augure rien de bon pour le pays", a-t-il martelé.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.