MAGHREB
10/08/2015 10h:21 CET | Actualisé 10/08/2015 10h:21 CET

Israël relâche les individus arrêtés dimanche après la mort d'un bébé palestinien et de son père dans un incendie criminel

Des forces de police israéliennes surveillent l'accès à la mosquée d'Al-Aqsa à Jérusalem, le 9 août 2015
AFP
Des forces de police israéliennes surveillent l'accès à la mosquée d'Al-Aqsa à Jérusalem, le 9 août 2015

Les services de sécurité israéliens ont relâché tous les individus arrêtés dimanche dans l'enquête sur la mort d'un bébé palestinien et de son père dans un incendie attribué à des extrémistes juifs, a indiqué une responsable israélienne.

"Tous ceux qui ont été arrêtés hier (dimanche) pour interrogatoire ont été relâchés", a dit cette porte-parole du Shin Beth sans préciser le nombre d'individus concernés.

La presse israélienne avait fait état d'une dizaine d'arrestations effectuées dimanche par le Shin Beth et la police dans les colonies sauvages (c'est-à-dire illégales selon la loi israélienne) d'Adei Ad et de Baladim, dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël.

Les deux colonies sont proches de Douma, le village palestinien où un incendie criminel le 31 juillet a causé la mort d'un nourrisson palestinien de 18 mois et, huit jours plus tard, celle de son père qui a succombé à ses blessures. La mère et le frère étaient pour leur part toujours hospitalisés.

L'affaire de Douma a suscité la colère et la crainte en Cisjordanie et l'indignation à l'étranger.

Coïncidant avec la mort d'une adolescente israélienne poignardée par un ultra-orthodoxe juif lors de la Gay Pride à Jérusalem, elle a aussi provoqué la consternation en Israël et des critiques contre les autorités, accusées de complaisance avec l'extrémisme juif.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié l'incendie criminel de Douma d'acte "terroriste", terme généralement employé pour les agissements palestiniens.

Trois extrémistes juifs avaient ainsi été placés en détention administrative, c'est-à-dire sans inculpation et pour six mois renouvelables, une mesure communément appliquée aux Palestiniens mais très rarement employée contre des juifs.

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