MAGHREB
10/08/2015 08h:51 CET | Actualisé 10/08/2015 09h:03 CET

La famille d'une victime de l'attentat du Bardo compte demander des dédommagements à l'Etat tunisien

Un mur du musée du Bardo criblé de balles
ASSOCIATED PRESS
Un mur du musée du Bardo criblé de balles

La famille d'une victime française de l'attentat du Bardo compte porter plainte contre l'Etat tunisien, dénonçant un manque de sécurité le jour de l'attaque, rapporte le site de la radio RTL.

"Il n'y avait pas de sécurité. Peut-être que s'ils avaient été là, il n'y aurait (...) eu que des blessés légers", a affirmé la soeur de la victime, une rescapée de l'attentat du 18 mars.

Grièvement blessée par balles, la victime est morte quelques jours après l'attaque.

"L'Etat tunisien est responsable de négligence. Au Bardo il y avait quatre gardes, ce jour-là un était malade et trois étaient à la buvette", a assuré l'avocat de la famille Philippe de Veulle, sans que cette information n'ait été confirmée par les autorités tunisiennes. "Le Bardo est le musée le plus visité de Tunis et (il y a) tous les jours des touristes qui arrivent des bateaux pour visiter les lieux. Il y a un devoir de précaution, suite aux attentats du Bardo", a-t-il ajouté.

L'avocat a également indiqué que la famille demandera un dédommagement. "Quand on commet une irresponsabilité, on doit réparer", a-t-il dit.

Après l'attentat, le gouvernement avait reconnu des "failles" dans la sécurité. Le vice-président du parlement, Abdelfattah Mourou, avait dénoncé "une grande défaillance" en affirmant que les gardes devant assurer la sécurité du Parlement, mitoyen du musée du Bardo, étaient "au café" au moment de l'attaque.

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