ALGÉRIE
09/08/2015 11h:57 CET | Actualisé 10/08/2015 00h:22 CET

Polémique sur la darja: "Les experts de Benghebrit ont piétiné la constitution", selon l'UNPEF

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Enseigner en Darja (dialectal) dans le préscolaire et durant les deux premières années de l'école primaire est "un viol de la Constitution" a déclaré M. Al Sadek Dziri, président de l'union nationale des travailleurs de l’éducation et de la formation (UNPEF) qui estime que cette "trouvaille" des "experts" de Benghebrit" cache mal "une lutte idéologique".

De Annaba où il animait la conférence d'ouverture de l'université d'été de son syndicat, M. Dziri n'a pas caché son opposition ferme à cette entreprise en gestation. Selon lui, la ministre dans "sa volonté de mener à terme les réformes a pris une décision précipitée en se basant, selon ses dires, sur des rapports d'experts".

"Ces experts auraient dû conseiller la ministre de renforcer l'apprentissage de la langue amazigh et lui suggérer d'adopter l'anglais, langue universelle, comme première langue étrangère pour accéder aux sciences et aux technologies" a déclaré M. Dziri, selon le quotidien arabophone El Khabar .

A moins, a-t-il ajouté que "ces experts n'aient cédé à leurs arrières pensées et aux luttes idéologiques. Ce qui est un précédent extrêmement grave".

Le président de l'UNPEF n'a pas caché son courroux. "Il est inadmissible qu'après 50 ans d'indépendance, on réussisse là où la France a échoué: combattre l'arabe et régresser davantage".

En marge de la conférence le président de l'UNPEF a appelé la ministre à reconsidérer en soulignant que son syndicat n'hésitera pas à défendre tout ce qui peut porter atteinte à l'un des segments de notre identité notamment la langue arabe.

Le président de l'UNPEF en a appelé à une intervention du chef de l'Etat pour "mettre fin à cette mascarade".

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