ALGÉRIE
08/08/2015 11h:07 CET | Actualisé 08/08/2015 11h:26 CET

Oran : Privée de soins à la polyclinique de Marsat El Hadjadj pour tenue présumée indécente

jeune fille marsat el hadjadj

Regardez bien l'image. Sauf à être un personnage borné qui ne conçoit la femme que couverte de la tête au pied, cette jeune fille est correctement habillée et aucune histoire de décence ne peut décemment lui être reprochée.

Pourtant, cette jeune fille de 28 ans a été empêchée d'accéder ce samedi 8 août 2015 à 11H30 à la clinique de Marsa El Hadjadj, dans la wilaya d'Oran pour se faire soigner.

Le droit aux soins de la jeune dame a été bafoué au nom d'une note, non signée, affichée dans l'établissement interdisant l'entrée à la polyclinique en tenue de plage et qui semble faire l'objet d'une interprétation particulièrement extensive.

Cette jeune femme de 28 ans a été empêchée ce samedi 8 août à 11h30 d'accéder à la polyclinique de Marsa El Hadjadj dans la wilaya d'Oran pour se faire soigner, sous prétexte que sa tenue était inappropriée.

Posted by Khaled Drareni on samedi 8 août 2015

Dans l'absolu, comment une polyclinique située au niveau d'une station balnéaire où viennent de nombreux estivants peut formuler une telle exigence vestimentaire alors que des personnes peuvent être amenées à venir - ou à être évacuées- en urgence pour des soins ?

Dans le cas d'espèce, la photo en fait foi, la tenue de cette jeune fille est ordinaire et ne peut être cataloguée dans la formule "tenue de plage" qui, aux yeux de ceux qui dirigent la polyclinique, ferme l'accès à la clinique.

La jeune fille a fait valoir à deux médecins en hidjab qu'elle était dans une structure de l'Etat et qu'elle avait le droit de se faire soigner. Elle s'est entendue répondre que la "polyclinique, c'est comme le palais de justice".

A l'évidence, le serment d'Hippocrate ne fait pas partie de la culture ambiante à la polyclinique de Marsat El Hadjadj, la station balnéaire la plus fréquentée d'Oran.

Dans ces lieux une femme qui est blessée ou prise de malaise doit d'abord se mettre à chercher des vêtements présumés décents au lieu de s'empresser à aller à la polyclinique de Marsat El Hadjadj où une hideuse pancarte a abrogé d'autorité le droit de tout algérien de se faire soigner.

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