MAGHREB
06/08/2015 13h:53 CET | Actualisé 07/08/2015 11h:09 CET

"The Taking of Raqqa", un film d'animation sur la prise de la ville syrienne par Daech (VIDÉO)

Un site américain, a mis en ligne une vidéo d’animation d’un jeune syrien à peine âgé de 23 ans.

“The taking of Raqaa”, film d’animation de quatre minutes met la lumière sur le bouleversement qu’a connu cette ville du nord de la Syrie depuis le début des révolutions arabes en 2011.

Abu Ibrahim al-Raqqawi (qui adopte ici un nom d'emprunt, afin d’éviter de mettre en danger la famille du jeune homme restée en Syrie) narre la saignée menée successivement par les forces armées de Bashar Al Assad et Daech.

Du premier raid aérien de Bashar El Assad en 2013 à la prise de pouvoir des extrémistes sur la ville, il peint des silhouettes errant dans la ville, privées de paroles, de libertés.

"On devait respecter les religions"

Le film met un point d’honneur à expliquer les valeurs de tolérance prônées par les communautés musulmanes et chrétiennes qui ont été inculquées aux jeunes écoliers de la ville:

“Les professeurs ont toujours essayé d’ancrer cela en nous. Qu’on devait respecter nos frères. On devait respecter leur religion, a indiqué le réalisateur à la journaliste américaine Megan Specia”

Il rappelle cependant, la dictature sauvage menée par Bashar El Assad: Emprisonnement et torture des opposants politiques, absence de liberté d’expression…

“En Syrie, on dit que les murs ont des oreilles. Et c’est pour cette raison, que les gens craignaient de parler, a-t-il expliqué.”

Daech détruit leurs coeurs

Rapidement, Daech impose un rigorisme difficile à tenir pour des habitants ayant toujours vécu dans la paix des communautés. Aux enfants privés de leur enfance, on impose un endoctrinement féroce.

“Daech ne détruit pas simplement leurs esprits, dit Raqqawi, il détruit leurs coeurs.”

Et même si Abu Ibrahim Al-Raqqawi conclut son interview sur une note d’espoir quant à la liberté de la ville de Raqqa, son film révolte, émeut et rappelle la réalité du peuple syrien séquestré dans son propre pays.

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