ALGÉRIE
06/08/2015 14h:27 CET | Actualisé 06/08/2015 14h:33 CET

Deux personnes en possession d'armes à feu artisanales arrêtées à Ghardaïa

Armes artisanales saisies à Ghardaïa où deux personnes ont été arrêtées
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Armes artisanales saisies à Ghardaïa où deux personnes ont été arrêtées

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a annoncé, dans un communiqué, que deux personnes détenant des armes à feu artisanales ont été arrêtées mercredi à Ghardaïa.

"Les forces de police relevant de la sûreté de la wilaya de Ghardaïa ont mené mercredi des perquisitions dans différents endroits et saisi des équipements utilisés dans les actes de violence récemment enregistrés dans la wilaya de Ghardaïa" indique le communiqué.

La DGSN précise que les policiers ont agi en vertu "d'un mandat perquisition du procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa".

Deux personnes ont été arrêtées au cours de cette opération, indique le communiqué qui fait état de la "saisie de plusieurs équipements (5 fusils artisanaux, une quantité de baroud, des armes blanches, des casques et des masques à gaz)."

Les opérations ont été menées à la suite de l'exploitation d'informations "reçues sur les personnes suspectées d'être impliquées dans les actes de violence et de vandalisme et des agressions dans la wilaya de Ghardaïa". "Les forces de police poursuivent leurs missions pour assurer la protection des citoyens et de leurs biens", indique le communiqué.

Un bilan officiel de 23 morts

Ghardaïa, Berriane et surtout Guerrara ont connu les 7 et 8 juillet dernier un niveau de violence sans précédent où, pour la première fois depuis le début des affrontements deux ans plus tôt, des armes à feu traditionnelles ont été utilisées.

Le bilan officiel de ces affrontements de ces violences communautaires est de 23 morts et des dizaines de blessés. Après une réunion d'urgence, le président Abdelaziz Bouteflika a confié à l'armée le soin de superviser les forces de sécurité et de rétablir l'ordre. La justice a été également instruite d'agir dans le cadre de la loi contre les fauteurs de troubles.

Plus d'une centaine de personnes ont été interpellées à la suite des affrontements. Dix personnes ont été condamnées le 23 juillet dernier à des peines de deux à trois ans de prison fermes lors des premiers procès organisés par le tribunal correctionnel de Ghardaïa.

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Ces personnes étaient poursuivies pour "attroupement armé sur la voie publique", "possession et utilisation d'arme lors des attroupements" et "outrage et violence contre les forces de maintien de l'ordre". Vingt-cinq autres décisions ont été mises en délibéré.

Mise en garde aux médias contre la contestation des décisions de justice

Le ministre de la justice, Tayeb Louh, a sévèrement mis en garde contre les commentaires qui contesteraient les décisions de justice en insistant sur le fait qu'ils étaient "punis par la loi".

Le ministre qui était interrogé sur le cas de Kamel-Eddine Fekhar, activiste autonomiste arrêté après les évènements et qui s'est engagé dans une grève de la faim, a lancé un avertissement en indiquant que les décisions de justice sont susceptibles de contestations dans les tribunaux mais pas dans les médias.

"La critique d’une décision de justice est possible, mais uniquement lors des audiences à travers des appels. Mais que quelqu’un vienne de l’extérieur et s’autoproclame juge, il tombera sous le coup de la loi parce que l’État de droit est un tout indivisible" a-t-il déclaré.

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