ALGÉRIE
05/08/2015 09h:20 CET | Actualisé 05/08/2015 09h:20 CET

Le fils de Kadhafi, Saadi, soumis à la torture dans une prison de Tripoli

Dans une prison de Tripoli, des gardiens de prison auraient tabassé le fils de Mouammar Kadhafi récemment condamné à mort. La justice libyenne enquête sur la base de la vidéo qui a capturé la scène pour faire la lumière sur cette affaire.

Dans une vidéo de 9 minutes diffusée après que le tribunal a condamné Saïf al-Islam à mort, on voit des gardes tourmenter et tabasser son frère Saadi dans la prison de al-Hadba.

Pendant les 9 minutes que dure la vidéo, on voit Saadi, violenté verbalement et physiquement par ses geôliers. On lui attache les pieds à un support pour que les gardes puissent frapper violemment à la plante de ses pieds, tandis qu'il pousse des cris de douleur.

Il est insulté , giflé et entend les cris des autres prisonniers torturés à l’extérieur de la pièce.

À un moment au cours de la vidéo, Saadi Kadhafi supplie ses tortionnaires d'arrêter, leur promettant de coopérer. Aucun représentant légal n'est présent durant la scène et il est difficile de savoir qui supervise "ces interrogatoire".

Même si certains mettent en doute l’authenticité de cette vidéo , le procureur général de Tripoli a fait savoir qu’il avait ordonné d’enquêter pour identifier les gardiens que l’on voit sur les images et «prendre des actions légales à leur encontre».

أصدر النائب العام تعليماته بتكليف عضو النيابة بالتحقيق حول ما نشر في مواقع التواصل الاجتماعي من شريط يظهر فيه المتهم الس...

Posted by ‎قسم الإعلام بمكتب النائب العام‎ on Monday, August 3, 2015

Pour son avocat, aucun doute ne subsiste. Il s'agît bien de Saadi Kadhafi.

Dans un communiqué publié par Joe Stork, directeur adjoint de Human Rights Watch (HWR) au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, la vidéo soulève "de sérieuses préoccupations au sujet des méthodes utilisées pour interroger Saadi Kadhafi et d'autres détenus à la prison d'al-Hadba".

"Il est urgent que les autorités de Tripoli établissent exactement les faits, mettent en place des mesures pour protéger tous les détenus contre les mauvais traitements. Aucunes circonstances exceptionnelles ne justifient la torture ou les mauvais traitements", a déclaré Stork. "Si le contenu de la séquence vidéo est vérifié, les autorités de Tripoli doivent rapidement identifier les responsables et les poursuivre en justice", souligne encore le m^me responsable de HRW.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.