ALGÉRIE
02/08/2015 13h:51 CET | Actualisé 02/08/2015 14h:15 CET

Nouria Benghabrit tente de mettre fin à la polémique : pas touche à la langue arabe !

Facebook Benghabrit

La ministre de l'éducation, Nouria Benghabrit a vivement dénoncé, dimanche, au lycée Hassiba, à Kouba, Alger, lors d'une rencontre régionale (wilaya de nord et haut-plateaux) d’évaluation des examens officiels, les attaques dont elle a fait l'objet de la part de parlementaires, des politiques et de syndicalistes.

"Nul n'a le droit de mettre en doute le patriotisme des autres ou de le menacer" a-t-elle déclaré sur un ton vif. Sur le fond, la ministre a voulu fermer définitivement le débat qu’elle juge "vide", des "paroles pour de la parole", au sujet de l'enseignement en dialectal durant les premières années du primaire.

"Ce sont des rumeurs propagées par des parties qui haïssent le secteur. La langue arabe est protégée par la Constitution et les lois de république" a-t-elle déclaré en appelant à recentrer le débat sur la manière de "maîtriser la langue arabe enseignée".

"L'enseignement en langue arabe est incontestable. La Constitution est et la loi d'orientation sont claires à ce sujet et donc il ne faut pas tromper la société" a-t-elle déclaré.

La conférence nationale sur l'évaluation de la mise en œuvre de la réforme de l'école qui a été le point de départ de la polémique, s'est contentée de préconiser "la maîtrise des compétences des langues dont celles de la langue arabe enseignée et la promotion de l'enseignement préscolaire en vue de permettre à l'enfant d'acquérir un bon bagage linguistique".

Ces recommandations, a-t-elle indiqué, sont issus des "résultats d'examens en langue arabe et le problème qui se pose est comment améliorer la maîtrise de la langue arabe enseignée citant le cas d'une wilaya dont les "résultats des examens en langue arabe sont faibles bien que l'environnement soit arabophone".

"Il ne faut pas tromper la société concernant cette problématique et nous devons ouvrir un débat sur l'optimisation de l'enseignement des langues de base dont la langue arabe enseignée", a indiqué Mme Benghabrit.

La ministre a assuré qu'il n'y a "aucun problème" pour l'enseignement de la langue amazighe dans 20 wilayas du pays prévu pour la prochaine rentrée scolaire 2015/2016.

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