29/07/2015 14h:34 CET | Actualisé 29/07/2015 18h:20 CET

Le fonds Africa 50 mobilise près d'un milliard de dollars à l'occasion de son lancement à Casablanca (VIDÉO)

INITIATIVE - C’est au Maroc que le fonds Africa 50 abrité par Casablanca Finance City a tenu mercredi 29 juillet son assemblée générale constitutive au Hyatt Regency à Casablanca. Un acte de naissance très attendu pour le plus important véhicule financier du continent Africain.

"Africa 50 est une solution africaine faite par les Africains pour les Africains", a déclaré à cette occasion Mohamed Boussaid, ministre de l’Économie et des finances, coopté en tant que président du conseil d’administration du fonds pour une durée d’un an.

Une vingtaine de pays souscripteurs réunis autour du président sortant de la BAD, Donald Kaberuka, ont souscrit au closing initial pour un montant global de près d’un milliard de dollars. Parmi eux, le Maroc qui figure au rang des plus gros souscripteurs puisqu’il s’est engagé à hauteur de 100 millions de dollars au démarrage d'Africa 50.

Une souscription qui témoigne de "la volonté royale de promouvoir la coopération au sein de l’Afrique" a déclaré à cet effet le ministre des Finances. Et d’ajouter : "Africa 50 pour moi représente la quintessence et l’esprit même de ce que le Maroc défend aujourd’hui en matière d’approche pour le développement du continent, il exprime parfaitement la volonté royale que l’Afrique fasse confiance l’Afrique".

Pour Casablanca Finance City, qui confirme ainsi son statut de hub financier régional, l’objectif est également de "jouer un rôle primordial dans la mobilisation des fonds au niveau international et orienté vers l’Afrique", a souligné Mohamed Boussaid qui a également tenu à insister sur "l’aspect novateur de l’initiative qui s’attaque à une vraie problématique de développement qui est celle de l’infrastructure".

Le fonds Africa 50 dédié au financement de projets d’infrastructures sur le continent, a ainsi affiché ainsi son ambition de rapprocher à terme les investisseurs internationaux et de faire appel aux marchés des capitaux.

Africa 50 prévoit de déployer ses moyens dans les secteurs de l'énergie, du transport, des technologies de l’information et de la communication (TICs) et de l'eau.

Avec un déficit criant du continent en matière d’infrastructures, le fonds devrait permettre d’attirer de nouveaux investissements au bénéfice des projets d’envergure nécessaire au développement de l'Afrique. "Les besoins de financement en terme d’infrastructures s’élèvent actuellement à plus de 50 milliards de dollars. Africa 50 a été crée pour couvrir ce gap", à précisé Donald Kaberuka.

A noter qu’une Assemblée générale extraordinaire sera organisée en décembre prochain afin "d’accueillir de nouveaux actionnaires", a tenu a signaler le président sortant de la BAD. Par ailleurs, si l’assemblée générale constitutive a élu le président du conseil des gouverneurs, les interrogations demeurent sur le management du fonds qui n’a pour l’heure pas encore été désigné.

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