MAROC
21/07/2015 05h:11 CET | Actualisé 21/07/2015 05h:23 CET

L'USFP s'affaire à la veille des élections communales et régionales 2015

TO GO WITH AFP STORY BY JALA AL-MAKHFI(FILES)--An August 1, 2013, file photo shows Driss Lachgar, a Moroccan politician from the opposition Socialist Union of Popular Forces party, seen at the party's office in the coastal city of Rabat. Lachgar called for a change the in the law, making polygamy, in this Muslim, illegal. AFP PHOTO/STR        (Photo credit should read -/AFP/Getty Images)
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TO GO WITH AFP STORY BY JALA AL-MAKHFI(FILES)--An August 1, 2013, file photo shows Driss Lachgar, a Moroccan politician from the opposition Socialist Union of Popular Forces party, seen at the party's office in the coastal city of Rabat. Lachgar called for a change the in the law, making polygamy, in this Muslim, illegal. AFP PHOTO/STR (Photo credit should read -/AFP/Getty Images)

COMMUNALES ET RÉGIONALES – Faire mieux que 2009. C'est le mot d'ordre de l'USFP. Affaibli par les départs de plusieurs de ses membres principaux depuis la scission du courant Zaïdi (Tarik Kabbage, Ahmed Reda Chami, Abdelhadi Khairat pour ne citer qu'eux), le parti de la rose a de nombreux défis à relever. D'abord celui d'améliorer son score comparé aux élections communales de 2009 où il n'avait décroché que 3.226 sièges, arrivant au pied du podium (avec 11% des votes), derrière le PAM (21,15%), l'Istiqlal (19,1%) et le RNI (14,8%), mais aussi de se maintenir sur les communes qui connaissent la présence d'anciens membres de l'USFP aujourd'hui passés dans les rangs du Mouvement ouverture et démocratie.

Agadir est à la tête de ces villes que le parti de Lachgar pourrait se disputer avec le Mouvement Ouverture et démocratie. Tarik Kabbage, actuel maire de la ville et ancien membre de l'USFP est pressenti comme secrétaire général du parti émanant de la scission du mouvement Zaïdi et espère bien conforter la présence de son nouveau parti en s'imposant de nouveau en tant que maire dans la capitale du Souss.

Mais le parti de la rose peut miser sur "plus de 70 antennes" sur tout le royaume, répartis "de manière équilibrée" dans les villes comme dans les milieux ruraux. "Nous disposons d'au moins trois bureaux par région et nous sommes présents dans plusieurs zones reculées", assure Driss Lachgar qui évalue le nombre des militants de l'USFP à "environ 35.000 personnes".

Création de richesses

"Les richesses sont inégalement répartie dans les régions du Maroc", souligne le premier secrétaire de l'USFP. Un constat qui appelle à un traitement particulier pour chaque zone, mais n'empêche pas d'adopter une stratégie globale. Le chef du parti de la rose appelle à ce titre à adopter dans les plus brefs délais "un plan de développement par l'économie dans les villes". "Beaucoup de grandes villes ne crée pas de richesse et n'impactent pas l'économie nationale, il faut changer cela...".

Le successeur de Abdelwahed Radi souligne l'importance "d'intégrer le citoyen dans la prise de décision à travers une démarche participative", conformément au nouveau cadre législatif assure aux citoyens un droit de regard sur la gestion locale. De fait, les citoyens et les ONG auront désormais la possibilité de présenter des pétitions dans lesquelles ils exprimeront la nécessité d'examiner une question qu'ils jugent primordiale. Les modalités de présentation des motions ont d'ailleurs été simplifiées au maximum.

Des régions plus autonomes

L'USFP ambitionne ainsi d'améliorer le contrôle financier des collectivités locales, l'encadrement technique et administratif, afin d'assurer "une meilleure autonomie des communes et des régions". Le nouveau corpus législatif promet dans ce sens l'augmentation du budget des collectivités territoriales, avec des sources de financement diverses. De leur côté, les représentants de l'Etat n'auront (théoriquement) plus leur mot à dire dans la gestion des affaires locales et se contenteront d'assurer des opérations de contrôle uniquement.

Côté ressources humaines, Lachgar souhaite renforcer les troupes avec des profils plus qualifiés. "Il est important de moderniser les méthodes de travail, c'est la base même du changement", martèle Lachgar, qui insiste sur la nécessité d'appliquer le nouveau texte de loi relatifs au cumul des mandats, ce qui permettra aux élus de se concentrer sur leurs fonctions au sien des communes.

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