MAGHREB
16/07/2015 07h:02 CET

Attentat déjoué dans le sud de la France: Ce que l'on sait de l'enquête sur le projet d'attaque terroriste

Attentat déjoué: ce que l'on sait de l'enquête sur le projet d'attaque dans le sud de la France
AFP
Attentat déjoué: ce que l'on sait de l'enquête sur le projet d'attaque dans le sud de la France

TERRORISME - Trois mois après l'attentat déjoué à Villejuif, commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France, une nouvelle attaque terroriste a été évitée en France. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, a annoncé mercredi 15 juillet que quatre personnes qui projetaient une "action terroriste contre des installations militaires françaises" ont été placées en garde à vue à la DGSI. Ces individus "âgés de 16 à 23 ans, dont un ancien militaire réformé de la Marine nationale", ont été arrêtés lundi "à l'aube" "en quatre points différents du territoire".

Mercredi soir, le ministre de l'Intérieur a par ailleurs précisé qu'une enquête préliminaire a été ouverte dès le 23 juin par la section antiterroriste du parquet de Paris "pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme". Retour sur ce que l'on sait de cette enquête:

  • Le "principal instigateur" repéré pour son activisme

Le "principal instigateur" de l'attentat avait été "signalé" pour "ses velléités de départ en Syrie" dans les zones de jihad et avait "fait l'objet d'un entretien administratif", a déclaré mercredi le ministre de l'Intérieur. Avant l'ouverture de l'enquête préliminaire, ce "principal instigateur" avait aussi "été repéré pour son activisme sur les réseaux sociaux et dans le relationnel de jihadistes français aujourd'hui incarcérés".

Selon France Info, le groupe "a été identifié grâce aux écoutes téléphoniques, des écoutes centrées sur un homme, un mineur que la DGSI (le service de renseignements du ministère de l'Intérieur français) avait repéré dès l'automne 2014". Il aurait alors été signalé par des proches à la plateforme de prévention du djihad du gouvernement, puis auditionné au mois d'octobre 2014 par les services de renseignement. D'après la radio, le groupe a été "interpellé par sécurité avant le 14 juillet".

  • Un site militaire du sud de la France visé

Mercredi soir, Bernard Cazeneuve a indiqué que les suspects "projetaient de commettre une action terroriste contre des installations militaires françaises", précisant qu'"aucun lien" ne pouvait être établi "avec les faits qui se sont récemment déroulés dans les Bouches-du-Rhône", à savoir les explosions d'origine probablement criminelle dans un site pétrochimique à Berre-l'Etang.

Selon les informations d'i-Télé, les suspects visaient le Fort Béar, situé dans le département des Pyrénées-Orientales près de Collioure. Comme le souligne la chaîne, il s'agit d'un "centre national d'entraînement commando". Selon BFMTV, le principal instigateur du projet d'attentat serait l'ancien militaire réformé, qui serait "passé par la caserne de Fort Béar". Cette cible a été confirmée jeudi matin à l'AFP par une source proche du dossier.

  • Un militaire gradé ciblé

Les suspects interpellés lundi projetaient de décapiter un militaire gradé et de filmer la scène, a-t-on appris mercredi soir de source proche du dossier. Selon Le Monde, ils ont "reconnu leurs intentions durant leur garde à vue" et en ont même précisé la nature : "filmer, à l’aide d’une caméra GoPro, la décapitation d’un gradé d’une base militaire du sud de la France".

  • Une attaque planifiée en janvier 2016?

D'après Le Monde, l'attaque était "programmée entre décembre 2015 et janvier 2016, une période jugée propice parce que le nombre de militaires armés serait moins élevé à ce moment de l’année, et pour se laisser le temps de préparer leur action". Selon BFMTV, les suspects avaient plus précisément choisi janvier 2016, correspondant au premier anniversaire des attentats de Paris, avec notamment l'attaque contre Charlie Hebdo et la prise d'otages de l'Hyper Cacher.

  • Un mineur de 16 ans écarté

Toujours selon les informations du Monde, un mineur de 16 ans, qui faisait partie des quatre personnes en garde à vue, a été "écarté du projet en raison de son jeune âge". En conséquence, "sa garde à vue a été levée mercredi soir" et il ne reste donc que trois hommes actuellement en garde à vue à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Ces trois hommes ont été interpellés dans les Bouches-du-Rhône, le Rhône et les Yvelines. Leur garde à vue peut se poursuivre jusqu’à vendredi matin.

Jeudi matin, une source judiciaire a confirmé que le plus jeune des quatre suspects interpellés avait été remis en liberté.

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