ALGÉRIE
15/07/2015 07h:23 CET | Actualisé 15/07/2015 07h:25 CET

Pour l'Algérie, l'accord sur le nucléaire iranien est "historique"

Le ministre des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif avec Ali Akbar Salehi, chef de l'organisation de l'énergie atomique d'Iran (OEAI)
ASSOCIATED PRESS
Le ministre des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif avec Ali Akbar Salehi, chef de l'organisation de l'énergie atomique d'Iran (OEAI)

L'Algérie a salué chaleureusement l'accord conclu entre l'Iran et le Groupe 5+1 portant sur le programme nucléaire iranien et l'a qualifié "d'historique".

Dans un communiqué rendu public mardi le ministère algérien des affaires étrangères se "félicite de l'aboutissement de l'accord historique conclu, ce jour, entre la République Islamique d'Iran et le Groupe 5+1, sur le programme nucléaire iranien après de longues et laborieuses années de négociations".

Il s'agit, indique le communiqué, d'une "importante victoire de la diplomatie et du dialogue" et d'un "choix décisif en faveur de la paix et de la sécurité internationales en ce qu'il dégage de nouvelles perspectives de stabilité et de développement pour les pays et les peuples de la région".

La communauté internationale "doit s'inspirer de cet exemple édifiant pour l'aboutissement des efforts en faveur du désarmement nucléaire et la non-prolifération ainsi que la consécration du droit des Etats à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire au bénéfice du développement", a ajouté le communiqué.

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L'Algérie exhorte toutes les parties à "œuvrer à l'application" de l'accord signé et "réitère son soutien aux efforts de la communauté internationale en faveur du désarmement et forme le vœu que cet accord puisse concourir positivement à la réalisation de l'objectif d'un monde sans armes nucléaire" indique le communiqué.

Le TNP, rien que le TNP

L'Algérie qui a suivi avec attention les négociations entre l'Iran et les grandes puissances a constamment défendu le droit des signataires du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) à la recherche et à l'utilisation pacifique du nucléaire.

En avril dernier, lors de la 9ème conférence de révision du TNP à New York, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, dans une évocation implicite du cas iranien, a refusé que des obligations non prévus par le traité de non-prolifération soient imposées aux signataires qui ne disposent pas d'arme nucléaire.

"Il est nécessaire de ne pas créer de nouvelles obligations sur les Etats non dotés de l'arme nucléaire, autres que celles prévues expressément par le Traité" avait-il déclaré en insistant sur le "droit originel et inaliénable des Etats parties au développement, à la recherche et à l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques conformément à l'article IV du Traité".

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