MAROC
14/07/2015 14h:41 CET | Actualisé 15/07/2015 07h:07 CET

Deux mois de prison avec sursis pour les personnes ayant rompu le jeûne en public à Marrakech

Les "déjeuneurs" de la place Jemaâ El Fna n'iront pas en prison
brushyourteeth/Flickr
Les "déjeuneurs" de la place Jemaâ El Fna n'iront pas en prison

JUSTICE – Quatre des cinq personnes arrêtées lundi 6 juillet à Marrakech pour avoir rompu le jeûne en public sur la place Jemaâ El Fna n'iront pas en prison. Les accusés ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis, nous apprend Omar Arbib, militant de l'AMDH à Marrakech.

"Nous sommes satisfaits de ce jugement, même si l'on espérait qu'ils soient innocentés", affirme le militant pour les droits humains qui insiste sur la nécessité "d'annuler l'article 222 du code pénal criminalisant la rupture du jeûne en public pendant ramadan".

"Dans le procès verbal, aucun article du code pénal pour lequel ils ont été poursuivis n'a été mentionné. C'est sur cela que la défense à basé sa plaidoirie", rapporte-t-il.

La cinquième personne, âgée de moins de 18 ans, sera présentée pour le même motif vendredi devant un juge des mineurs.

Rappelons que l’article 222 du code pénal prévoit "l’emprisonnement d’un à six mois ainsi que d’une amende" à tout citoyen "notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane" qui "rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du Ramadan, sans motif admis par cette religion".

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