MAROC
07/07/2015 08h:28 CET | Actualisé 07/07/2015 09h:30 CET

Ramid: Il n'y a pas de texte de loi qui punit le "changement de religion"

Il n'y a pas de texte de loi qui punit le "le changement de religion"
Il n'y a pas de texte de loi qui punit le "le changement de religion"

RELIGION - "La loi marocaine ne contient pas de texte condamnant le changement de religion". C’est ce qu’a révélé Mustafa Ramid lors d’une conférence organisée par l’USFP pour discuter de l’avant-projet du code pénal, ce lundi 6 juin.

Selon le ministre des Justices et des libertés, la loi marocaine se base sur le principe de la liberté de conscience. Néanmoins, le ministre PJD a condamné certains cas de manipulation, où certains profitent de "la précarité sociale et économique d’une tranche de la population pour les inciter à changer de religion".

Ramid a également évoqué les conversions de personnes mineures, revenant sur l’affaire d’un jeune garçon de douze ans qui a été converti aux christianisme alors qu’il fréquentait une école américaine, ce qui a créé "des perturbations au sein de sa famille". D'après Ramid, la justice peut intervenir dans ce genre de situation.

Le prosélytisme est passible de prison au Maroc : "Est puni d'un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d'une amende de 100 à 500 dirhams, quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d'ébranler la foi d'un musulman ou de le convertir à une autre religion, soit en exploitant sa faiblesse ou ses besoins, soit en utilisant à ces fins des établissements d'enseignement, de santé, des asiles ou des orphelinats. En cas de condamnation, la fermeture de l'établissement qui a servi à commettre le délit peut être ordonnée, soit définitivement, soit pour une durée qui ne peut excéder 3 ans".

Il est à noter que le Département d’Etat américain estimait à 8.000 le nombre de chrétiens au Maroc, en 2013.

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