MAROC
06/07/2015 13h:13 CET | Actualisé 07/07/2015 09h:04 CET

Le verdict du procès des deux jeunes filles d'Inezgane a été reporté au 13 juillet

Adeline Bailleul

PROCÈS – Très attendu par l'opinion public, le verdict du procès des deux jeunes filles poursuivies en justice pour "atteinte aux bonnes mœurs" à Agadir ne sera rendu que le 13 juillet.

Lundi 6 juillet, une centaine de personnes s'est rassemblée tôt le matin devant le tribunal de première instance d’Inezgane, pour exprimer leur soutien aux deux jeunes filles prises à partie par une foule jugeant leur robe trop courte à Inezgane, avant d'être poursuivies en état de liberté provisoire.

Une trentaine d'avocats, représentant près de 200 de leurs confrères, se sont succédé à la barre, dans une salle de tribunal qui s'est transformée en hamman du fait de la chaleur extérieure ambiante.

D'après les informations dont nous disposons, les avocats sont confiants quant au verdict, d'autant que le procureur s'est rangé du côté de la défense suite aux "inexactitudes" du PV de police.

Des avocats, des représentants de l’Association marocaine de droits humains, de la Ligue démocratique des droits de la femme et d’autres associations ont fait le déplacement pour manifester leur solidarité avec les deux accusées qui ont comparu vêtues de longues jupes. Des commerçants du souk d’Inezgane se sont également joints au rassemblement pour dire qu’ils n’avaient "rien à voir avec ce qui s’est passé".

Le 1er juillet, les deux jeunes filles avaient, en effet, décidé de porter plainte pour "harcèlement sexuel, agression, menace, insultes et non assistance à personne en danger" contre quatre commerçants du marché de la petite ville dans le sud du Maroc.

L'affaire a fait couler beaucoup d'encre et suscité l'indignation des associations féministes et des internautes qui ont exprimé leur soutien aux deux jeunes filles. Des sit-in ont également été organisés dans différentes villes du royaume avec comme slogan "Mettre une robe n'est pas un crime".

Deux jeunes hommes de 17 et 18 ans ont été arrêté tôt vendre par la police du district provincial de la sûreté d’Inezgane pour harcèlement sexuel, injures et agression contre les deux filles.

Galerie photoSit-in Inezgane Voyez les images

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