MAGHREB
05/07/2015 07h:34 CET | Actualisé 05/07/2015 12h:16 CET

Tunisie: Un syndicat d'étudiants appelle à la démission du ministre de l'Enseignement supérieur

In this Wednesday March 7, 2012 photo an ultraconservative Muslim demonstrates with a Quran at the Manouba university in Tunis after scuffles erupted between Salafists students and members of a leftist students union. In the birthplace of the Arab Spring, the transition from dictatorship to democracy has been mostly smoother than in neighboring countries, with no power hungry military or armed militias to stifle the process. But as a moderate Islamist party rules with the help of secular forces, an unexpected threat has emerged: the increasing boldness of ultraconservative Muslims known loosely as Salafis, who want to turn this North African country of 10 million into a strict Islamic state. (AP Photo/Amine Landoulsi, File)
ASSOCIATED PRESS
In this Wednesday March 7, 2012 photo an ultraconservative Muslim demonstrates with a Quran at the Manouba university in Tunis after scuffles erupted between Salafists students and members of a leftist students union. In the birthplace of the Arab Spring, the transition from dictatorship to democracy has been mostly smoother than in neighboring countries, with no power hungry military or armed militias to stifle the process. But as a moderate Islamist party rules with the help of secular forces, an unexpected threat has emerged: the increasing boldness of ultraconservative Muslims known loosely as Salafis, who want to turn this North African country of 10 million into a strict Islamic state. (AP Photo/Amine Landoulsi, File)

POLITIQUE - Des membres de l’union générale des étudiants de Tunisie (UGET) ont appelé samedi à la démission du ministre de l’Enseignement supérieur, Chiheb Bouden, qu'il accusent d’avoir échoué dans la gestion du dossier de l'extrémisme religieux à l’université tunisienne.

"L’UGET a lancé une campagne de collecte de signatures dans les universités tunisiennes pour appeler à la démission du ministre de l’Enseignement supérieur", a affirmé la secrétaire générale de l’UGET Amani Sassi, ajoutant qu’une plainte a été déposée contre le ministre pour ce motif.

De son côté, Ahmed Dhaouadi, membre du syndicat d'étudiants, a indiqué qu’une autre plainte sera déposée pour appeler à la rupture de l’accord signé entre le ministère de l’enseignement supérieur tunisien et son homologue turc.

Ce programme de coopération scientifique financé par la Turquie présente selon lui, "des dangers car il peut être une couverture légale pour l’immigration des jeunes et leur embrigadement par des groupes terroristes".

Par ailleurs, une enquête menée par l’UGET et présentée en mai au ministère, "démontre, données à l’appui, que l’université de Kairouan occupe la première place dans les activités de groupes terroristes, et propose une stratégie pour la lutte contre la prolifération du terrorisme dans l’université, a-t-il ajouté.

Selon lui, le ministre "n’avait pas pris l’initiative d’ouvrir un dialogue avec le syndicat et n’a pas ouvert une enquête sur cette affaire".

Seifeddine Rezgui, auteur présumé de l'attentat de Sousse, était en master professionnel à l'Institut supérieur des études technologiques (Iset) de Kairouan, selon le ministère de l'Intérieur.

Au sujet du retour de la police universitaire évoqué par un membre d'un syndicat de police, Ahmed Dhaouadi a indiqué que cette solution a prouvé son inefficacité:

"La présence sécuritaire ne fera qu’envenimer la situation au sein de l’université et encouragera les activités terroristes", a-t-il affirmé.

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