ALGÉRIE
04/07/2015 09h:40 CET | Actualisé 04/07/2015 10h:01 CET

Le ministère rassure quant à la disponibilité des médicaments, les pharmaciens parlent de pénurie

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Qui faut-il croire quand à la disponibilité des médicaments? Les malades sont de plus en plus confrontés à une rareté de médicament dans les officines qui rappelle de tristes années passées. Une pénurie, rapportée par de nombreux médias, mais qui ne semble pas inquiéter le gouvernement plus que cela.

Ce dernier par le biais du directeur de la pharmacie et des équipements au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Hamou Hafedh, a rassuré quant à la disponibilité des médicaments, persiste à dire 'il n'y a pas de problème de pénurie.

Dans une dévlaration à l'Agence de presse algérienne le responsable affirme que que "les hôpitaux disposent de tous les médicaments et il n'y a pas de rupture de stocks", et que les établissements sanitaires sont approvisionnés de façon

"régulière et continue".

Il a précisé, à cet égard, qu'"il y'a un suivi pour parer à tout problème susceptible de perturber la disponibilité des médicaments, et intervenir en cas de pré-rupture, de rupture ou de tension sur tel ou tel produit" en précisant que "les programmes prévisionnels d'importation, que ce soit de la matière première ou du produit fini, sont menés de manière régulière et continue", soulignant que "tout est à jour".

De même pour la fabrication, a-t-il indiqué, précisant que les médicaments interdits à l'importation sont fabriqués localement, en rappelant la politique de l'Algérie ayant pour objectif d'assurer la sécurité et l'autonomie en matière du médicament, et ce à travers la production locale et l'acquisition de la technologie.

Quand au président du Conseil de l'ordre des médecins, Dr Mohamed Bekkat Berkani, a estimé que "le problème réside dans le rétention des médicaments au niveau des grossistes".

Il a jugé, à cet égard, nécessaire de "revoir" le circuit actuel des grossistes (près de 500 entre grossistes réels et supposés), relevant le fait qu'un certain nombre grossistes disposant d'un agrément mais qui "n'ont jamais importé". Pour Dr Bekkat, "seul le lancement de l'Agence du médicament qui pourrait remédier à ce problème, car il s'agit, a-t-il dit, de l'unique organe capable

de suivre la traçabilité des médicaments et régler leur circuit".

Pour le Syndicat des pharmaciens d'officines (SNAPO), le problème de pénurie n'est pas une vue d'esprit. Il "existe réellement" et touche plus d'une "dizaine de médicaments essentiels destinés à plusieurs pathologies concernés par ce problème, en plus que d'autres médicaments".

Il a estimé que la validation des programmes d'importation "n'a pas été signée à temps". Le Snapo a affirmé avoir "toujours lutté contre l'importation de produits +cabas+ (irrégulière)", relevant, que dans le cas de pénurie "certaines officines recourent à cette méthode illégale".

Il a souligné que l'"intérêt du malade est au dessus de toute autre considération".

En ce qui concerne les pénuries, les pharmaciens approchés, confirment qu'elles sont de plus en plus nombreuses. "Si l'on croit la presse, cela vient du fait des restrictions d'importations dictées par le gouvernement", expliquent-ils sans trop de conviction. "A mon sens, il est inadmissible que l'on fasse des économies sur le dos des malades. C'est même immoral!", confie un autre pharmacien.

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