MAGHREB
04/07/2015 14h:52 CET | Actualisé 04/07/2015 15h:01 CET

Attentat en Tunisie: Des responsables limogés, dont le gouverneur de Sousse

Tunisian police officers guard the Imperial Marhaba hotel during visit of top security officials of Britain, France, Germany and Belgium in Sousse, Tunisia, Monday, June 29, 2015. British Home Secretary Theresa May, French Interior Minister Bernard Cazeneuve, German Interior Minister Thomas de Maiziere and Belgian Interior Minister Jan Jambon joined their Tunisian counterpart on the beach in front of the Imperial Marhaba hotel in the Mediterranean resort of Sousse for a tribute to the dead and wounded on Monday. (AP Photo/Darko Vojinovic)
ASSOCIATED PRESS
Tunisian police officers guard the Imperial Marhaba hotel during visit of top security officials of Britain, France, Germany and Belgium in Sousse, Tunisia, Monday, June 29, 2015. British Home Secretary Theresa May, French Interior Minister Bernard Cazeneuve, German Interior Minister Thomas de Maiziere and Belgian Interior Minister Jan Jambon joined their Tunisian counterpart on the beach in front of the Imperial Marhaba hotel in the Mediterranean resort of Sousse for a tribute to the dead and wounded on Monday. (AP Photo/Darko Vojinovic)

Plusieurs responsables tunisiens, dont le gouverneur de Sousse Abdelmalek Sellami, ont été limogés après l'attentat qui a coûté la vie à 38 touristes le 26 juin, a indiqué samedi à l'AFP un conseiller du Premier ministre.

Tout "comme il y a eu des défaillances sécuritaires, il y a eu des défaillances politiques", a déclaré Dhafer Néji, conseiller en communication auprès du chef du gouvernement, en ajoutant que le gouverneur de Sousse, région où a été perpétré l'attentat, avait été démis de ses fonctions, ainsi que des responsables policiers.

Plusieurs responsables policiers ont aussi été limogés, parmi lesquels trois responsables de Sousse, un de Gaafour, la ville d'origine du jihadiste qui a perpétré l'attentat de Port El Kantaoui, et un de Kairouan (centre), où le jeune homme étudiait, a-t-il ajouté.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mohamed Ali Aroui, a confirmé à l'AFP que "plusieurs responsables (de la police) ont été révoqués à Sousse et Kairouan, dont le chef du district de Sousse".

État d'urgence décrété ce samedi

Le chef de l'Etat tunisien Béji Caïd Essebsi a décrété samedi l'état d'urgence, huit jours après un attentat sanglant qui a tué 38 touristes dans un contexte de menace jihadiste croissante.

La mesure d'exception sera appliquée sur tout le territoire tunisien pour 30 jours renouvelables, a précisé à l'AFP le porte parole de la présidence, Moez Sinaoui.

Les Tunisiens ont récemment vécu plus de trois ans sous état d'urgence, qui avait été instauré en janvier 2011, juste avant la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali dans la foulée du soulèvement qui avait lancé "le Printemps arabe". Il avait été sans cesse renouvelé avant d'être levé en mars 2014.

L'état d'urgence accorde des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre. Il est décrété en Tunisie "soit en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public, soit en cas d'événements présentant par leur gravité le caractère de calamité publique".

Il donne notamment le droit aux autorités d'interdire les grèves et les réunions "de nature à provoquer ou entretenir le désordre".

Il autorise également les autorités à procéder à "des perquisitions à domicile de jour et de nuit et (à) prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature".

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