MAGHREB
02/07/2015 14h:15 CET | Actualisé 02/07/2015 14h:25 CET

Attentat en Tunisie: Le ministère public fustige ceux qui révèlent des "secrets" de l'enquête et ne donne aucune nouvelle information

Lounge chairs and numerous flowers laid out at the scene of the attack in Sousse, Tunisia, Sunday, June 28, 2015. The Friday attack on tourists at a beach is expected to be a huge blow to Tunisia's tourism sector, which made up nearly 15 percent of the country's gross domestic product in 2014. (AP Photo/Abdeljalil Bounhar)
ASSOCIATED PRESS
Lounge chairs and numerous flowers laid out at the scene of the attack in Sousse, Tunisia, Sunday, June 28, 2015. The Friday attack on tourists at a beach is expected to be a huge blow to Tunisia's tourism sector, which made up nearly 15 percent of the country's gross domestic product in 2014. (AP Photo/Abdeljalil Bounhar)

ATTENTAT EN TUNISIE - Le ministère public qui était sur place une heure après la dénouement de l'attaque dans un hôtel près de Sousse, a effectué les opérations nécessaires à l'enquête, comptabilisé les 38 victimes... C'est ce qu'a indiqué Sofiène Selliti, porte-parole du ministère public, lors d'une conférence de presse organisée jeudi, sans donner plus d'informations concrètes.

"Le dossier comporte des informations dangereuses, importantes et les investigations avancent de manière très positive", a-t-il encore déclaré.

"Mais soyons concrets, (l'attaque) s'est produite il y a cinq jours (...), le secret de l'enquête et la rapidité des investigations imposent la discrétion", a-t-il fustigé.

"Je ne peux pas, selon la loi, parler d'un dossier qu'avec l'accord du juge d'instruction en charge de l'affaire", s'est-il encore justifié.

Huit personne en relation directe avec l'exécution de l'attentat auraient été arrêtées, avait indiqué plus tôt Kamel Jendoubi, ministre chargé de la société civile et président de la cellule de communication mise en place après l'attaque.

Là non plus, le porte-parole du parquet n'a pas confirmé, indiquant qu'"aucun accusé n'avait été traduit devant le juge d'instruction".

Il a toutefois affirmé que l'unité sécuritaire en charge de l'enquête était "exclusivement sous la supervision du juge d'instruction", sans démentir explicitement les propos du ministre.

Contactés par le HuffPost Tunisie, Sofiène Selliti et Kamel Jendoubi étaient injoignables jeudi après-midi.

Le porte-parole du parquet a déploré par ailleurs le fait que "l'un des médecins" ait révélé des secrets sur l'enquête, risquant de "parasiter" le travail du juge d'instruction.

Des déclarations contradictoires de témoins et des autorités ont montré que de nombreuses zones d'ombre subsistaient six jours après l'attentat.

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