MAROC
01/07/2015 11h:14 CET | Actualisé 01/07/2015 11h:16 CET

Mustapha Ramid: "La société marocaine n'est pas prête à accepter que des gens rompent le jeûne en public"

"La société marocaine n'est pas prête à accepter que des gens rompent le jeûne en public"
AFP
"La société marocaine n'est pas prête à accepter que des gens rompent le jeûne en public"

JUSTICE - "Que celui qui veut rompre le jeûne en public le fasse sur l’Avenue Mohammed V. On verra ce qu’il adviendra de lui". C’est en ces termes que le ministre des Justice et des libertés Mustapha Ramid a répondu à ceux qui réclament l’amendement de l’article 222 du code pénal. Celui-ci punit toute personne connue "pour son appartenance à la religion musulmane" et qui "rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion" d’une peine de prison allant d’un à six mois et d’une amende.

Invité d’un forum organisé, ce mardi 30 juin, par le quotidien L’Économiste, le ministre pjdiste a confié que la rupture du jeûne ne dérange pas quand elle se fait "loin des regards". La société n’est pas prête à accepter "les dé-jeuneurs", selon Mustapha Ramid. "Même ceux qui boivent de l’alcool hors ramadan défendent le jeûne", a-t-il confié pour justifier ses propos.

Pour rappel, lors d’une rencontre organisée le 20 avril dernier, Mustapha Ramid avait exprimé son refus de discuter les articles criminalisant la rupture publique du jeûne pendant le mois sacré, dans le projet du nouveau code pénal: "Tout est susceptible d'être modifié, sauf les articles concernant la pénalisation des rapports sexuels en dehors du mariage et la rupture publique du jeûne (…) Il s’agit de deux atteintes à l’islam, dans le pays du Commandeur des croyants", affirmait-il.

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