MAGHREB
01/07/2015 06h:58 CET | Actualisé 02/07/2015 06h:33 CET

Tunisie: Les renforts sécuritaires se font attendre après l'attentat de Port el Kantaoui

A hooded Tunisian police officer stands guard ahead of the visit of top security officials of Britain, France, Germany and Belgium at the scene of Friday's shooting attack in front of the Imperial Marhaba hotel in the Mediterranean resort of Sousse, Tunisa, Monday, June 29, 2015. The top security officials of Britain, France, Germany and Belgium are paying homage to the people killed in the terrorist attack on Friday. (AP Photo/Abdeljalil Bounhar)
ASSOCIATED PRESS
A hooded Tunisian police officer stands guard ahead of the visit of top security officials of Britain, France, Germany and Belgium at the scene of Friday's shooting attack in front of the Imperial Marhaba hotel in the Mediterranean resort of Sousse, Tunisa, Monday, June 29, 2015. The top security officials of Britain, France, Germany and Belgium are paying homage to the people killed in the terrorist attack on Friday. (AP Photo/Abdeljalil Bounhar)

Des agents armés devaient être déployés mercredi en Tunisie pour sécuriser plages et sites touristiques après l'attentat sanglant dans un hôtel en bord de mer, mais ces renforts se faisaient attendre dans la région de Tunis.

Juste après l'attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) qui a coûté la vie à 38 personnes, le gouvernement avait annoncé que la police touristique serait armée -une première selon les autorités- dans le cadre d'un plan "exceptionnel".

Un millier d'agents de sécurité armés doivent en outre la renforcer à partir de mercredi à l'intérieur et à l'extérieur des hôtels, sur les plages et dans les sites touristiques et archéologiques.

"Nous avons commencé à déployer (les unités) et d'ici une heure des policiers armés seront dans les hôtels", a assuré en milieu de matinée à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mohamed Ali Aroui.

Mais à Carthage, Gammarth ou Sidi Bou Saïd, lieux prisés des touristes dans les environs de Tunis, les policiers supplémentaires promis n'étaient pas arrivés mercredi matin, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les responsables de la sécurité "sont occupés à dispatcher (les renforts), à Hammamet (station balnéaire au sud de Tunis)" et ailleurs, a assuré M. Aroui.

Dépouilles rapatriées

"Mon oeil qu'ils vont venir", lâchait, désabusé, le gardien d'un établissement 5 étoiles de Gammarth à propos des renforts, reflétant les interrogations de nombreux Tunisiens quant aux capacités des forces de l'ordre à sécuriser les sites.

Mercredi matin, devant les thermes d'Antonin, à Carthage, l'un des principaux sites archéologiques des environs de Tunis, aucun policier ne montait la garde alors qu'une dizaine de touristes accompagnés de leur guide étaient déjà là.

Selon le gardien du musée de Carthage, deux policiers armés assurent la protection de l'établissement à l'extérieur depuis l'attentat du musée du Bardo à Tunis le 18 mars (22 morts dont 21 touristes), mais ils n'étaient pas visibles vers 08H00 (07H00 GMT), l'heure de l'ouverture du musée.

"Nous ne savons pas s'il y aura du renfort ici, nous n'avons reçu aucune consigne", a-t-dit.

Deux heures plus tard, à 10H00 (09H00 GMT), deux policiers civils déployés depuis l'attentat de Bardo, étaient présents devant le musée, a constaté un journaliste de l'AFP.

A Gammarth, zone touristique de la banlieue nord de Tunis, les gardiens des hôtels longeant la plage étaient au courant que des policiers devaient arriver. Mais aucun uniforme n'était en vue.

Dans le quartier touristique de Sidi Bou Saïd (banlieue nord), trois policiers armés dépendant du commissariat local étaient comme à l'ordinaire à leur poste en bas de la ruelle menant vers les cafés surplombant la mer, mais ils ont indiqué ne pas être au courant de renforts.

Les responsables de la sécurité "sont occupés à distribuer (les renforts), à Hammamet", station balnéaire au sud de Tunis, et ailleurs, a assuré M. Aroui.

Après l'attaque à l'Imperial Marhaba, des Tunisiens se sont interrogés sur d'éventuelles défaillances des forces de sécurité alors que le tireur a, selon des témoignages, passé au moins une trentaine de minutes sur la plage et dans l'hôtel avant d'être abattu par la police.

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