MAROC
01/07/2015 10h:05 CET | Actualisé 01/07/2015 10h:07 CET

Tanger: Un subsaharien agressé trouve la mort

Tanger: Un subsaharien agressé trouve la mort
VanDammeMaarten/Flickr
Tanger: Un subsaharien agressé trouve la mort

DÉCÈS - Un immigré subsaharien grièvement blessé à Tanger suite à une agression à l'aide d'un objet tranchant, a succombé à ses blessures, selon les autorités locales.

Un décès qui intervient au moment où le ministère de l'Intérieur a entamé une vaste opération d'évacuation des immigrés subsahariens qui occupaient illégalement des appartements au quartier Al Irfane, dans le district de Boukhalef, à Tanger.

Les autorités tiennent néanmoins à préciser que l'homme a été "grièvement blessée dans la cour d'un immeuble situé loin des lieux de l'intervention". Un immigré d'origine subsaharienne s'est alors présenté à elle pour leur signaler l'agression.

Une fois sur les lieux, les forces de l'ordre ont procédé à son transfert vers l'hôpital provincial de Tanger, où il est décédé. Une enquête a été ouverte sur cette affaire.

Contacté par le HuffPost Maroc, une source au sein du ministère de l’Intérieur soutient que la mort du subsaharien n’avait pas de lien avec l'opération d'évacuation. Pour rappel, le ministère de l’Intérieur avait lancé un ultimatum lundi 29 juin au soir, donnant 24 heures aux occupants clandestins pour quitter les lieux.

La même source a assuré que l’opération d’évacuation des immigrés subsahariens occupant illégalement des appartements poursuivait son cours "dans de bonnes conditions".

Selon Najib Skakri, représentant de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) à Tanger, contacté par l'AFP, de gros moyens ont été déployés dans le cadre de cette opération. "Plus de 2000 membres de la police et forces de l'ordre" et "une cinquantaine de bus" sont, selon lui, sur place.

"L'évacuation ne va pas régler les problèmes car la majorité des immigrés, qui ont quitté le quartier en attendant que les autorités terminent l'opération, y retourneront faute de logement", estime M. Skakri.

Le district de Boukhalef est régulièrement le théâtre de violences entre Marocains et subsahariens. En août 2014, les échauffourées entre les habitants du quartier et les migrants avaient provoqué la mort d’un Sénégalais, égorgé à l’arme blanche. En décembre 2013, c’est un Camerounais qui mourait défenestré après son interpellation par la police.

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles du HuffPost Maroc sur notre page Facebook.