ALGÉRIE
01/07/2015 09h:06 CET | Actualisé 01/07/2015 09h:07 CET

La Russie annonce l'arrêt immédiat des livraisons de gaz à l'Ukraine

Siège de Gazprom à Moscou
AFP
Siège de Gazprom à Moscou

Le géant russe Gazprom a confirmé mercredi, 1 juillet, l'arrêt de ses livraisons de gaz à l'Ukraine, faisant suite à l'annonce la veille par Kiev de la suspension de tous ses achats de gaz à la Russie après l'échec de négociations sur les prix.

"L'Ukraine n'a pas payé pour ses livraisons de gaz pour juillet. À partir de 10 heures du ce matin, les livraisons de gaz de Gazprom à l'Ukraine se sont arrêtées. Gazprom ne livrera pas de gaz à l'Ukraine -quel que soit le prix- sans pré-paiement", a déclaré le PDG de Gazprom, Alexeï Miller, dans un communiqué.

Cet arrêt des livraisons ne devrait toutefois pas sérieusement menacer l'approvisionnement en gaz russe de l'Union européenne, dont près de la moitié transite par le territoire ukrainien. La compagnie publique ukrainienne Naftogaz a promis mardi dans un communiqué qu'elle continuerait à assurer en totalité le transit du gaz russe vers les autres clients européens.

L'accord sur les livraisons de gaz russe à l'Ukraine a expiré mardi sans qu'un accord sur les prix ait été trouvé avec Gazprom lors de négociations à Vienne auxquelles participait également l'UE.

Gazprom et Naftogaz sont engagés dans un bras de fer depuis l'arrivée d'un gouvernement pro-occidental à Kiev début 2014 et les tensions avec Moscou dans l'est ukrainien, contrôlé par des séparatistes pro-russes.

Moscou a augmenté le prix du gaz livré à son voisin, qui refuse de payer, comptant de plus en plus sur des livraisons de gaz provenant d'Europe centrale et de Norvège.

Gazprom estime pour sa part que ces livraisons sont souvent illégales parce qu'elles peuvent porter sur du gaz venant initialement de Russie, qui est ensuite revendu à l'Ukraine par d'autres pays européens.

Le bras de fer énergétique entre Moscou et Kiev fait néanmoins craindre des perturbations des livraisons de gaz russe vers l'Union européenne, comme ce fut le cas pendant les précédentes "guerres du gaz" en 2006 et 2009.

LIRE AUSSI:Ukraine - Moscou coupe le gaz, Kiev parle de "nouvelle agression".

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