MAGHREB
29/06/2015 10h:04 CET | Actualisé 29/06/2015 22h:46 CET

Gaza: Moncef Marzouki "kidnappé" et "détenu" par Israël, d'après le CPR

Tunisian President Moncef Marzouki, gestures as he speaks during a campaign meeting in Tunis, Tunisia, Sunday, Dec. 14, 2014. Tunisian President Moncef Marzouki will face Nidaa Tounes party leader Beji Caid Essebsi in the presidential runoff on December 21. Inscription reads, 'Tunisia will win'. (AP Photo/Aimen Zine)
ASSOCIATED PRESS
Tunisian President Moncef Marzouki, gestures as he speaks during a campaign meeting in Tunis, Tunisia, Sunday, Dec. 14, 2014. Tunisian President Moncef Marzouki will face Nidaa Tounes party leader Beji Caid Essebsi in the presidential runoff on December 21. Inscription reads, 'Tunisia will win'. (AP Photo/Aimen Zine)

Le parti du congrès pour la république (CPR) a dénoncé lundi un "kidnapping" et une "détention" de Moncef Marzouki. Des dizaines de militants pro-palestiniens dont l'ancien président tunisien ont tenté de forcer par la mer le blocus israélien sur Gaza, mais un de leurs navires a été intercepté lundi par la marine israélienne qui l'escorte vers le port d'Ashdod, au nord de l'enclave.

"Après le kidnapping et la détention de Moncef Marzouki et ses camarades militants internationaux (...) le CPR appelle le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à intervenir", peut-on lire dans un communiqué du parti de Moncef Marzouki.

Il y a cinq ans, une autre flottille internationale terminait son voyage dans le sang, un assaut des forces israéliennes à bord d'un des bateaux s'étant soldé par la mort de 10 militants turcs.

Cette fois, aucune violence n'a été utilisée, a indiqué l'armée israélienne, et le chalutier suédois Marianne, fouillé et inspecté dans les eaux internationales, a été dérouté par la marine israélienne qui l'escorte désormais vers Ashdod où il devrait arriver dans les 24 heures.

Les trois autres navires de la "Flottille de la liberté III" sont, eux, retournés vers des ports grecs. Au total, plus de 50 personnes se trouvaient à bord des quatre bateaux.

Dans le communiqué de félicitations aux forces l'ayant intercepté, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a encore estimé qu'elle n'était "rien d'autre qu'une démonstration d'hypocrisie et de mensonges", accusant la Flottille d'"aider l'organisation terroriste Hamas".

Avant de rebrousser chemin, les passagers des autres bateaux ont toutefois affirmé dans un communiqué ne pas renoncer à leur "destination: la conscience de l'Humanité", appelant "une nouvelle fois le gouvernement d'Israël à lever le blocus de Gaza".

Ce blocus, terrestre, aérien et maritime, a été imposé par Israël à la bande de Gaza après l'enlèvement d'un de ses soldats en juin 2006 par le Hamas puis renforcé lors de la prise du pouvoir du mouvement islamiste un an plus tard.

Concrètement, il signifie qu'il est impossible de pénétrer dans les eaux gazaouies ou de s'éloigner de plus de six miles nautiques des côtes de ce territoire sous peine d'essuyer des tirs de la marine israélienne.

Quant aux passages terrestres, tous contrôlés par Israël, à l'exception de Rafah que l'Egypte n'ouvre qu'au compte-gouttes, les contrôles y sont si drastiques que très peu parmi les 1,8 million de Gazaouis parviennent à quitter leur enclave exiguë et surpeuplée. Tandis que les matériaux de construction se font toujours attendre dans le petit territoire ravagé il y a un an par une offensive israélienne, la troisième en six ans, qui a fait près de 2.200 morts et laissé 100.000 Gazaouis sans abris.

Une économie quasi-effondrée

Alors qu'avant ce blocus des milliers de Gazaouis travaillaient en Israël, le chômage atteint désormais des sommets: 44%, le taux probablement le plus élevé au monde selon la Banque mondiale.

En outre, le blocus a signé la disparition virtuelle des exportations de Gaza et fait chuter son PIB de plus de 50%, poursuit la Banque mondiale qui a récemment tiré la sonnette d'alarme, mettant en garde contre un effondrement total de l'économie du petit territoire côtier où 39% de la population vit sous le seuil de pauvreté

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