ALGÉRIE
28/06/2015 22h:17 CET | Actualisé 28/06/2015 22h:17 CET

Faculté Centrale d'Alger: un collectif de professeurs exige la classification du site "monument historique"

Algiers.skynetblogs.be

Des professeurs de la Faculté Centrale d'Alger se sont rendus samedi 27 juin aux sièges du Premier ministre et du ministère de la Culture pour exiger la classification de cet établissement comme patrimoine national, a rapporté ce dimanche le quotidien francophone Reporters.

Après avoir déposé jeudi 18 juin une pétition de plus de 300 signatures auprès du Bureau d’ordre du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour appeler au "sauvetage de la faculté centrale d'Alger", les membres de ce collectif ont remis un rapport au ministère de la Culture afin de classifier la Faculté Centrale comme "monument historique".

Ce document, intitulé "Université d'Alger, patrimoine en péril", détaille "l'importance du site de la Faculté Centrale". Le rapport souligne les aspects architecturaux et historiques de cet établissement, sans omettre les richesses de ses contenus et bibliothèques, selon la même source.

Les professeurs membres de ce collectif ont aussi déploré la dégradation des lieux et des objets de la "Fac", révélant que la plupart des ouvrages et collections n'ont même pas été recensées.

Le rapport ne se limite pas aux richesses matérielles, déplorant également la "marginalisation" de cette université après les successifs déménagements des autres facultés. Les plus récentes concernaient le déménagement, en 2014, de la Faculté des Lettres et des Langues vers le site de Bouzaréah, dans le cadre de la restructuration du système d'enseignement supérieur, qui a vu l'Université d'Alger divisée en trois entités, explique Reporters.

La Faculté Centrale se vide ainsi, peu à peu de son "sens et de sa substance", note le document. Les signataires de la pétition font ainsi part de leurs craintes, de voir ce site "disparaître". Une pétition adressée à tout universitaire, intellectuel et étudiant algérien, appelés tous à "préserver la doyenne des universités algériennes", et la transformer en musée.

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