MAROC
23/06/2015 06h:40 CET | Actualisé 23/06/2015 11h:59 CET

Elections communales et régionales: Six bonnes raisons d'aller voter en septembre

Vesna Middelkoop/Flickr

ÉLECTIONS - Participer à la gestion locale, impliquer davantage les femmes, choisir des élus dédiés à leur travail... Les prochaines élections communales et régionales offrent des perspectives inédites, ouvertes par le nouveau cadre législatif. Le HuffPost Maroc vous liste 6 raisons d'aller voter en septembre.

Les citoyens auront leur mot à dire dans la gestion locale

Les textes législatifs sur la région et la commune sont précis sur ce point: l'implication des citoyens et des ONG et l'un des pré-requis de la bonne gouvernance. A ce titre, ces derniers pourront présenter des motions ou des pétitions, dans lesquelles ils exigeront du conseil régional d'examiner une question précise. Les modalités de présentation des motions ont été simplifiées au maximum: pour qu'elles soient recevables, les motions doivent être signées par 300 à 500 citoyens actifs, résidant dans les différentes provinces d'une région. Des commissions consultatives incluant des citoyens et des ONG seront également créées au niveau de chaque région, pour traiter de certaines questions d'intérêt public.

Les élus devront se consacrer à leur boulot d'élu

Révolue, l'époque des ministres-présidents de commune ou des présidents de régions-conseillers parlementaires qui, entre mandat local et gouvernemental ou parlementaire, sacrifiaient le premier au profit des deux seconds. Le corpus législatif qui encadrera les prochaines élections exprime la ferme intention de mettre fin au cumul des mandants, unanimement pointé du doigt comme facteur de la mauvaise gouvernance.

Les femmes seront plus impliquées

Un projet de loi voté récemment porte à 27% la présence des femmes dans les conseils communaux. A titre de comparaison, les élections communales de 2009 n'ont porté que 12.08% de femmes aux conseils communaux. Dans les conseils des régions, au moins un tiers des membres seront des femmes.

Les élus se tiendront bien sages dans leur partis politiques jusqu'à la fin de leur mandat

La transhumance est un classique de la vie politique marocaine : un candidat est élu sous la bannière d'un parti politique, pour se retrouver quelques mois plus tard dans une autre formation... Les nouvelles lois sur la région et la commune comptent mettre un point final à cette aberration, en la sanctionnant par la démission pure et simple de l'élu ayant changé d'affiliation partisane avant la fin de son mandat.

Les communes et les régions auront un plus grand budget et seront dotés d'une plus grande autonomie

Maigre budget, lourde tutelle du ministère de l'Intérieur via gouverneurs et walis, impossibilité de mener à bien des projets d'envergure sont autant d'obstacles qui ont longtemps pesé sur la gestion locale. Si l'on se fie aux nouvelles possibilités ouvertes par les lois organiques sur la région et la commune, tout ceci ne sera qu'un lointain souvenir, puisque non seulement le budget des collectivités territoriales se verra considérablement augmenté, et les sources de financement plus diversifiées, mais les représentants de l'Etat ne pourront plus interférer dans la gestion des affaires locales. Ils exerceront désormais des missions de contrôle clairement définies.

Les citoyens éliront, pour la première fois, les membres des conseils régionaux

Le projet de loi organique sur la région dispose que les membres des conseils régionaux seront élus au suffrage universel direct, donc directement choisis par les électeurs. Une première, puisque jusqu'ici, c'est au suffrage universel indirect qu'ils étaient élus.

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