MAROC
12/06/2015 04h:38 CET | Actualisé 12/06/2015 04h:55 CET

Pointée du doigt dans un article d'Al Massae, Yasmina Baddou contre-attaque

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POLÉMIQUE - Alors que l'affaire semblait enterrée, voilà qu'elle se rappelle au bon souvenir de l'ex ministre de la Santé. Jeudi 11 juin, le quotidien arabophone Al Massae publie en Une un article titré: "La justice transmet le dossier Fihri et Baddou à la Brigade Nationale".

Le dossier en question? Les transactions opérées par le ministère de la Santé, alors dirigé par Yasmina Baddou, pour l’achat de deux importants lots de vaccins contre la grippe A en 2010, alors jugés "inutiles et trop coûteux" par la Cour des comptes.

Entre autres griefs, l'article reproche, en substance, à l'avocate du parti de l'Istiqlal, l'acquisition suspicieuse d'un appartement parisien, "que les fameuses transactions des vaccins auraient servi à acheter". De son côté, son époux Ali Fassi Fihri, directeur de l’ONEE, serait suspecté, toujours selon le quotidien, de dilapidation d’argent public.

Ni une ni deux, en milieu d'après-midi, la députée de l'Istiqlal s'est fendue d'un communiqué dans lequel elle contre-attaque: "Mme Yasmina Baddou condamne cet article diffamatoire reprenant des faits anciens (...) et publiés auparavant par certains médias pour remettre en cause sa gestion du Ministère de la santé". Elle affirme "que cet article 'réchauffé' est clairement destiné à porter atteinte à sa personne et à nuire à sa réputation."

L'épouse de Ali Fassi Fihri poursuit sa démonstration: "Cet article, toujours selon la même source anonyme, rapporte que les appartements de Paris de Mme Yasmina Baddou auraient été acquis grâce à un don. Il souligne qu’une correspondance aurait été transmise à l’Office des Changes et à la Cour des Comptes pour enquêter sur la relation de ce don avec le marché public des vaccins précités.

L’article cite également qu’il a été demandé à l’Office des Changes des explications concernant une soi-disant demande de transfert de 2 milliards de centimes ordonnée de Mme Yasmina Baddou et M. Ali Fassi-Fihri."

Autant d'accusations que la député, qui se dit victime d'une cabale, réfute et qualifie de diffamation à son égard, tout en se réservant d'entamer les actions en justice qui lui sembleront nécessaires. Affaire à suivre...

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