MAROC
03/06/2015 12h:01 CET | Actualisé 03/06/2015 12h:05 CET

La justice européenne décide de ne pas extrader un terroriste marocain par crainte de torture dans les prisons du royaume

La justice européenne décide de ne pas extrader un terroriste marocain par crainte de torture dans les prisons du royaume
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La justice européenne décide de ne pas extrader un terroriste marocain par crainte de torture dans les prisons du royaume

JUSTICE – La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a tranché. Craignant qu’il ne soit maltraité et subisse la torture au Maroc, la Cour a décidé de ne pas extrader vers le Maroc Abdallah Ouabour, ancien membre d’une cellule du Groupe islamique combattant marocain en Belgique (GICM).

La décision de la justice européenne s’appuie notamment sur les rapports d’ONG internationales comme Human Rights Watch ou Amnesty, et sur des documents de l’ONU, qui font état de risques de torture dans les prisons marocaines.

Selon la CEDH, ces informations établissent que "la situation au Maroc en matière de respect des droits de l’homme dans le cadre de la lutte contre le terrorisme n’a pas évolué favorablement", et que l’usage de pratiques contraires à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui interdit la torture, "est un problème durable au Maroc", peut-on lire dans l’arrêt de la Cour, rendu public mardi 2 juin.

La Belgique devra également verser 6.500 euros à Abdallah Ouabour, "au titre du préjudice moral qu’il a subi du fait de son maintien en détention extraditionnelle en mai 2005 et de la menace de renvoi vers le Maroc".

L’homme, aujourd’hui âgé de 41 ans, avait été condamné en 2006 à sept ans de prison pour sa participation active au sein du GICM. Le groupe terroriste est soupçonné d’être impliqué dans les attentats de Casablanca en 2003 qui avaient fait 45 morts dont 33 civils.

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