MAROC
02/06/2015 04h:46 CET | Actualisé 02/06/2015 04h:48 CET

Les étudiants en médecine de 5 villes manifestent contre les récentes mesures du ministère de la Santé

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MÉDECINE - Après une premier manifestation organisée le 25 mai à Rabat, les étudiants en médecine ont décidé de hausser le ton. Lundi 1er juin à 10H, cinq sit-in simultanés se sont tenus à l'extérieur des facultés de médecine, pour dénoncer les dernières décisions du ministre de la santé.

Des étudiants des facultés de médecine de Casablanca, de Rabat, de Marrakech, de Fès et de Oujda ont mené des sit-in pour dénoncer la restauration du service sanitaire obligatoire.

Le principal grief des manifestants: "l'imposition de cette décision, qui a été prise sans concertation ni dialogue avec les premiers concernés: les étudiants en médecine", explique Oualid El Mesbahi, l'un des coordinateurs du sit-in de Rabat.

Il dénonce, ainsi que les autres étudiants, "la responsabilisation permanente de l'élément humain par le ministre de la santé, ainsi que la privatisation galopante du secteur".

À Rabat, le sit-in a réuni quelques 200 personnes selon ses organisateurs. Un chiffre en deçà des attentes de ces derniers, qui expliquent cela par le fait que "certains chefs de service ont retenu les stagiaires.

Ils ont refusé de leur accorder une autorisation pour sortir, et certains sont même allés jusqu'à insinuer que toute participation aux manifestations sera considérée comme une absence, susceptible de compromettre leur stage", a déclaré au Huffpost Maroc un étudiant de la faculté de médecine de Rabat.

Quelques jours à peine après l'annonce de la restauration du service sanitaire obligatoire par le ministre de la Santé Houcine El Ouardi, syndicats et organisations professionnelles ont exprimé leur rejet de cette mesure.

L'Alliance des lauréats et des étudiants des facultés de médecine au Maroc (ALEFM) avait estimé qu'une "telle décision dénote d'un manque de respect et de considération envers les médecins", tandis que le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) a dénoncé "une décision aux dimensions politiciennes (...) en contradiction avec l'article 24 de la Constitution, qui garantit aux citoyens marocains la liberté de circuler et de s'établir sur le territoire national".

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