MAGHREB
01/06/2015 13h:17 CET | Actualisé 01/06/2015 13h:23 CET

Torture en Tunisie: L'OCTT déplore des accusations mensongères de la police

A man places a Tunisian flag onto a police car as a policeman stands guard during a demonstration two days after gunmen attacked the museum and killed scores of people in Tunis, Tunisia, Friday, March 20, 2015. The Islamic State group issued a statement Thursday claiming responsibility for the deadly attack on Tunisia's national museum that killed scores of people, mostly tourists. (AP Photo/Christophe Ena)
ASSOCIATED PRESS
A man places a Tunisian flag onto a police car as a policeman stands guard during a demonstration two days after gunmen attacked the museum and killed scores of people in Tunis, Tunisia, Friday, March 20, 2015. The Islamic State group issued a statement Thursday claiming responsibility for the deadly attack on Tunisia's national museum that killed scores of people, mostly tourists. (AP Photo/Christophe Ena)

L'Organisation contre la torture en Tunisie (OCTT) a révélé lundi avoir enregistré 23 dossiers de torture et de violences policières dans les établissements sécuritaires et pénitenciers, durant le mois de mai.

Selon l'organisation, les agents de police accusés de torture ne se contentent pas d'agresser les personnes, mais ils essaient également de les poursuivre en justice en les accusant d'"outrage à officier".

"Et les enquêtes judiciaires sur les "outrages à officiers" se passent dans les mêmes établissements où ces supposés 'outrages' ont été effectués", s'étonne l'OCTT dans son rapport.

L'organisation signale que l'un des procédés utilisés par les agresseurs dans un poste de police pour "cacher les effets de la torture" sur une personne, consiste à le laisser en détention pendant six jours, sans aucune motivation.

L'OCTT appelle, dans ce sens, le parquet à mieux examiner la légitimité des détentions dans les postes de police et à enquêter sur les cas d'accusations mensongères de la police.

Elle appelle également les forces de l'ordre à respecter le droit des accusés à prendre connaissance de leurs procès-verbaux avant de les signer.

Parmi les 23 cas exposés dans ce rapport, on trouve le cas de Abdelmajid Jedday, mort le 13 mai durant sa garde à vue dans un poste de la garde nationale à Sidi Bouzid.

"La version officielle des autorités est le suicide mais nous avons de sérieux doutes sur cette version pour plusieurs raisons", avait affirmé au HuffPost Tunisie Hend Khechine, membre de l'organisation mondiale contre la torture qui avait "appelle les autorités" à ouvrir "une enquête sérieuse et impartiale à ce sujet".

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