MAGHREB
30/05/2015 05h:13 CET

Deux ex-détenus de Guantanamo, dont un Tunisien, vont convoler avec des Uruguayennes

ASSOCIATED PRESS
ADDS NAME OF FORMER PRISONER - Adel bin Muhammad El Ouerghi from Tunisia, former prisoner at Guantanamo Bay, holds an Uruguayan flag as he stands on a balcony in Montevideo, Uruguay, Thursday, Dec. 11, 2014. El Ouerghi is one of six prisoners who were held for 12 years at Guantanamo Bay who arrived to Uruguay on Sunday as refugees amid a renewed push by President Barack Obama to close the prison. (AP Photo/Ines Guimaraens, Diario El Observador) NOT FOR USE IN URUGUAY WEBSITES OR PUBLICATIONS - NO PUBLICAR EN URUGUAY

Deux des six anciens détenus de la base américaine de Guantanamo accueillis en tant que réfugiés en Uruguay en décembre 2014 épouseront la semaine prochaine des Uruguayennes à Montevideo, a-t-on appris vendredi auprès de leurs proches.

Fatima, une professeure de langues mère d'un enfant né d'une précédente union, convolera avec le Tunisien Abdoul Ben Mohammed Abis Ourgy, 49 ans. Samira épousera elle le Syrien Abd al-Hadi Faraj, 39 ans. Toutes deux se sont converties à l'islam et sont en contact avec leurs promis depuis février, a-t-on précisé.

Aux côtés de trois autres ex-détenus de la base américaine, MM. Faraj et Ourgy ont campé durant trois semaines devant l'ambassade des Etats-Unis sur le front de mer à Montevideo, exigeant de meilleures conditions d'existence en Uruguay et un dédommagement pour leurs 13 années d'incarcération sans jugement.

Le double mariage sera célébré au centre égyptien de culture islamique le 6 juin.

"Les démarches légales ont été simples car tous deux sont résidents permanents" en Uruguay, a expliqué l'un des proches interrogés par l'AFP, qui a préféré conserver l'anonymat.

L'accord signé avec les autorités uruguayennes par cinq des six réfugiés à l'issue de la mobilisation devant l'ambassade américaine stipule qu'ils recevront une aide économique et sociale.

Le sixième d'entre eux, le Syrien Jihad Diyab, 43 ans, envisage de quitter l'Uruguay.

Depuis leur arrivée, les six hommes vivent dans une maison de quatre chambres du centre de Montevideo mise à leur disposition par le syndicat PIT-CNT.

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