22/05/2015 04h:31 CET | Actualisé 25/05/2015 09h:52 CET

Les banques marocaines appuient le Trésor ivoirien

AFRIQUE - Pour boucler son emprunt obligataire de 120 milliards de Francs CFA (209 millions d'euros), l'Etat ivoirien a pu compter sur l'appui des banques marocaines, qui ont apporté à elles seules 90% du montant de la levée.

La direction du Trésor ivoirien peut souffler. Pour sa dernière sortie sur le marché obligataire, l'Etat n'a réussi à lever sur le marché que 12 milliards de Francs CFA, sur les 120 milliards prévus. Grâce à l'appui de l'Africaine de Bourse, Actibourse et Atlantique Finance, filiales respective d'Attijariwafa bank, de BMCE Bank et de la Banque Populaire, qui ont misé chacune 40 milliards de francs CFA sur la table, le Trésor ivoirien a réussi à boucler son emprunt obligataire.

Résultat : le Trésor a réussi sa levée et a même dépassé ses objectifs. "Au total, le Trésor a pu lever 132 milliards de francs CFA (230 millions d'euros) dans cette sortie. C'est un succès phénoménal que l'on doit aux banques marocaines", explique un analyste taux ivoirien.

Pour un cadre bancaire marocain expatrié à Abidjan, il s'agit là d'une action logique : "Le marché était certes à sec, mais nous avons tenu à ce que cette levée réussisse. C'est un peu cela notre rôle : faire des bénéfices, mais participer aussi au développement des pays où on est installé".

Dans un décryptage publié par le magazine Jeune Afrique, l'auteur de l'article explique cet engouement des opérateurs marocains par "les excellentes relations qui lient Rabat et Abidjan". Des relations, ajoute le magazine panafricain, "que la visite prochaine de Mohammed VI en Côte d'Ivoire, devrait renforcer".

Ces milliards levés seront injectés directement dans le budget public. Un budget qui prévoit des dépenses record de 5 milliards de Francs CFA (7,6 milliards d'euros), en hausse de 14% par rapport à l'année 2014. Cette envolée des dépenses qui s'explique selon les déclarations du ministre ivoirien du budget Abdourahmane Cissé par la montée en force des dépenses d'investissements et des dépenses "pro-pauvres" destinées à renforcer les actions de reconstitution du tissu économique et d'amélioration des conditions de vie des populations.

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