MAGHREB
12/05/2015 09h:44 CET | Actualisé 12/05/2015 10h:55 CET

Sept journaux absents des kiosques à Tunis, un distributeur pointé du doigt

An unidentified Tunisian reads news of the ongoing meetings of the Fatah faction of the Palestinian Liberation Organization in a local newspaper in the old part of Tunis on Sept. 3, 1993. PLO head Yasser Arafat is trying to win the approval of key Palestinian leaders for a landmark accord with Israel. (AP Photo/Francois Mori)
ASSOCIATED PRESS
An unidentified Tunisian reads news of the ongoing meetings of the Fatah faction of the Palestinian Liberation Organization in a local newspaper in the old part of Tunis on Sept. 3, 1993. PLO head Yasser Arafat is trying to win the approval of key Palestinian leaders for a landmark accord with Israel. (AP Photo/Francois Mori)

MÉDIAS - Sept journaux tunisien, Assabah, Le Temps, La Presse, Essahafa, Le Maghreb, Al Dhamir et Akher Khabar, auraient été privés de distribution dans les kiosques tunisois ce mardi. Pointée du doigt, la société de distribution qui détient le monopole sur le Grand Tunis et dirigée par le controversé Messaoud Daâdaâ.

À l'origine, "plusieurs journaux ont décidé de créer une société participative (...) avec des données scientifiques modernes", afin de "casser le monopole" qu'exerce la société Daâdaâ sepuis des dizaines d'années sur la distribution dans la capitale, a expliqué le rédacteur en chef du journal Assabeh, Hafedh Ghribi.

Durant la semaine passée, le distributeur Daâdaâ aurait, selon lui, adressé des menaces aux journaux qui ont voulu adhérer à cette nouvelle société concurrence lancée par la Fédération tunisienne des directeurs de journaux (FTDJ).

"Il a envoyé des huissiers à certains journaux (...) Il a empêché la distribution du journal Attounissia ", a-t-il indiqué.

Aujourd'hui "des pressions ont été faites sur les vendeurs de journaux", a-t-il poursuivi. "Nous avons été témoins de harcèlements par des (personnes en) voiture sur les vendeurs qui prenaient nos journaux".

Le 6 avril dernier, suite à l'absence en kiosque de deux journaux tunisiens, Taïeb Zahar, président de la Fédération Tunisienne des directeurs de journaux, avait lui aussi accusé Daâdaâ:

"C'est parce que nous avons annoncé que nous voulions créer notre société de distribution",avait-t-il déclaré à Express FM.

Le syndicat des journalistes a annoncé une conférence de presse commune avec la FTDJ ce mardi.

Selon une enquête du site Nawaat datée de 2013, la société "Daâdaâ", contrôlerait environ 2400 points de vente à Tunis.

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