ALGÉRIE
12/05/2015 13h:32 CET | Actualisé 12/05/2015 14h:41 CET

Pas de différend entre l'Algérie et le Maroc nécessitant une médiation internationale (Messahel)

messahel

L'Algérie et le Maroc ne connaissent aucun différend qui nécessite une médiation internationale entre les deux pays, a affirmé ce mardi 12 mai le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel.

"Il n'existe ni différend, ni médiation" entre l'Algérie et le Maroc, a souligné M. Messahel en réponse à une question sur la volonté présumée de certains pays de jouer un rôle de médiateur entre les deux pays concernant la question du Sahara occidental.

Le ministre algérien qui s’exprimait en marge d'une journée d'études au Conseil de la nation sur "l'approche algérienne en matière de lutte antiterroriste" a ajouté : "Le dossier du Sahara occidental est traité dans le cadre des Nations unies et nous souhaitons qu'il soit résolu dans les plus brefs délais", a-t-il ajouté.

A la question de savoir si les récentes tensions entre l’Algérie et la Mauritanie avec l’expulsion de diplomates auraient une incidence sur le processus de coordination des efforts entre les pays du voisinage du Mali, M. Messahel a répondu par la négative.

Il a fait valoir qu’il n’existait aucune divergence entre les pays voisins du Mali au sujet de la préservation de l'unité et la stabilité de ce pays.

Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines a évoqué dans son intervention, la question de la médiation en vue d'unifier les rangs des antagonistes maliens et des belligérants libyens ainsi que les initiatives de certains pays allant dans ce sens.

La conjoncture exige la coordination et la conjugaison de tous les efforts car "une multitude d'initiatives n'apporte point de solutions", a-t-il expliqué.

"Le pire est à craindre pour la Libye"

S’agissant de la Libye, M. Messahel a souligné que la médiation se faisait actuellement au niveau des Nations unies. L’Algérie, a-t-il dit, "jouit d'une expérience avérée en matière de médiation" et soutient l'initiative onusienne car conforme avec sa démarche qui consiste à privilégier les solutions pacifiques et politiques garantissant l'intégrité territoriale de la Libye libyen.

L'agenda de la médiation menée par l'Algérie sous l'égide des Nations unies comprend plusieurs réunions à venir entre antagonistes libyens pour mettre fin à la situation critique et "difficile" que vit ce pays, a-t-il ajouté.

M. Messahel a estimé que "le pire est à craindre en Libye, tant que les libyens ne sont pas parvenus à une solution politique qui garantisse l'unité du pays et la sécurité de ses citoyens, notamment en l'absence d'un pouvoir central qui impose son autorité sur tout le territoire libyen".

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