ALGÉRIE
12/05/2015 12h:50 CET | Actualisé 12/05/2015 12h:55 CET

François Hollande "prochainement" en Algérie, selon Fabius

AFP

Le président français François Hollande envisage de se rendre "prochainement" en Algérie, a déclaré ce 12 mai à Alger le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

"A l'invitation de nos amis algériens,le président français envisage de venir prochainement ici. L'Algérie lui manque", a lancé M. Fabius lors d'un point de presse, confirmant une information donnée par les médias algériens.

M. Fabius, dont c'est la 6e visite en Algérie en tant que chef de la diplomatie française, n'a pas précisé de date, mais la presse a avancé celle du 15 juin.

En décembre 2012, François Hollande avait effectué une visite d'Etat en Algérie, accompagné d'une délégation de plus de 200 personnes.

M. Hollande avait été reçu par le président algérien Abdelaziz Bouteflika en grande pompe, et les deux chefs d'Etats avaient appelé "à un partenariat d'exception", entre leurs pays.

Aujourd'hui, "dans tous les domaines, les relations entre la France et l'Algérie sont excellentes", a souligné M. Fabius, qui doit rencontrer le Premier ministre Abdelmalek Selal et le président Bouteflika avant de repartir en soirée.

Sur la question libyenne, le chef de la diplomatie française a affirmé qu'ne solution politique, notamment la mise en place d'un gouvernement d'union nationale, est le seul moyen pour mettre fin au chaos libyen dont les conséquences sont désastreuses, ont estimé mardi à Alger les ministres français et algérien des Affaires étrangères.

Ce qui se passe en Libye a des conséquences sur toute la région, l'Europe et les pays voisins, notamment la Tunisie, a indiqué Laurent Fabius.

"Des groupes terroriste peuvent profiter de cette situation pour avancer", a ajouté le ministre français lors d'un point de presse avec son homologue algérien.

Il aussi ajouté que la situation en Libye a comme conséquence "l'immigration sauvage" vers l'Europe, a poursuivi M. Fabius.

Le ministre algérien, Ramtane Lamamra a souligné, pour sa part, que l'Algérie agit en amont et en aval et "qu'il ne peut y avoir qu'une solution politique".

Alger a abrité en mars et avril deux rounds de négociations entre représentants des principaux groupes politiques libyens.

A Paris, une source au Qai d'Orsay a déclaré à l'AFP qu'"il est important que tout le monde pousse à la signature du quatrième projet d'accord" mis au point par le médiateur des Nations unies Bernardino Leon, avant le début du ramadhan, le 18 juin.

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